Mort du journaliste franco-ontarien Adrien Cantin

Adrien Cantin, journaliste engagé au sein de la communauté franco-ontarienne, a rendu son dernier souffle mercredi à l’âge de 68 ans, au moment même où des milliers de francophones de l’Ontario célébraient les 20 ans de la lutte pour la sauvegarde de l’Hôpital Montfort.

Souffrant d’un double cancer des poumons et de la gorge, M. Cantin a été hospitalisé aux soins palliatifs de l’Hôpital Élisabeth-Bruyère, ainsi qu’à l’Hôpital Saint-Vincent, à la toute fin. Il a fait son entrée à l’hôpital à la fin du mois de décembre dernier, après avoir subi un accident vasculaire cérébral.

Au cours de sa carrière, M. Cantin a fait plusieurs passages au quotidien Le Droit comme journaliste, éditorialiste, chroniqueur et chef des nouvelles. Il a fait ses débuts au Droit en 1980 et quitta cinq ans plus tard avant de revenir en 1989 pour repartir en 1993. Il a continué à signer des chroniques à titre de collaborateur entre 2005 et 2011. Son dernier texte a paru dans la première édition du magazine Le Droit Affaires d’octobre 2016.

Pour la suite de l’article : http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/actualites-regionales/201703/24/01-5081846-un-geant-seteint.php

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Jeff Fillion et les calembours du Journal de Québec

Je me serais presque crû à l’époque du Journal Voir Québec et les fameux calembours contenus dans les titres des articles et chroniques … mais en plus « cheap ».

Quel jeu de mots avec ce titre en page frontispice du Journal de Québec de ce matin concernant la nouvelle du congédiement de Jeff Fillion du réseau Énergie…

Avec ce genre de titre, on passe une « Bell » journée… Merci à E. F. pour la trouvaille.

 

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François Bugingo se retire de l’espace public pour préparer sa réponse

François Bugingo se retire de l’espace public pour préparer sa réponse.

 

MONTRÉAL, le 24 mai 2015 /CNW Telbec/ – Je représente les intérêts de Mr. François Bugingo. Je reçois instructions de mon client de vous acheminer le présent communiqué :

« La publication dans un quotidien montréalais d’un article m’accusant, entre autre, d’inventions de reportages a suscité une vague de commentaires exigeant une réponse de ma part.

Je me suis engagé à défendre mon intégrité et prouver mon professionnalisme.

Je prendrai cependant le temps qui m’est nécessaire pour répondre aux allégations d’une enquête à charge qui a nécessité plusieurs mois.

Pour préserver la sérénité de ma famille et mes proches, ainsi que me permettre de répondre avec le même professionnalisme dont j’ai toujours fait preuve, je me retire donc momentanément de l’espace public.

Entre-temps, mon avocate et moi poursuivons notre pleine collaboration avec mes différents employeurs afin d’apporter réponses aux questions soulevées par cet article. Je m’excuse auprès de mes collaborateurs pour les inconvénients que la présente situation peut causer.

N’ayant jamais violé la vie privée de qui que ce soit, je vous prie de respecter la mienne ainsi que ma décision. »

SOURCE Me Chantal Boyer, avocate

L’état de la radio, de la télévision et des journaux au Québec

Quatre ans sont passés depuis la métamorphose du forum Radio Monde en format blogue. Le monde de la radio, de la télévision et des journaux a changé beaucoup également. Mais qu’en est-il vraiment ?

La vente de copie papier des journaux abaissé dramatiquement depuis quelques années déjà. Avec la publication sur internet de ces mêmes journaux, on a été à même d’observer des changements d’habitude chez les lecteurs qui ont de plus en plus tendance à privilégier la mouture web, accessible de partout, en autant que l’on ait un appareil et une connexion internet. Cependant, il faut que ça rapporte, ce qui a amené certains joueurs du monde des journaux à repenser leur approche web. La Presse a lancé il y a quelques temps déjà l’application La Presse plus, dans un premier temps sur plate-forme Apple et plus tard sur plate-forme Androïd. Il faut beaucoup de sous pour investir dans le développement d’une telle initiative. Toutefois, on nous annonce il y a quelques jours que l’application qui est gratuite n’est pas rentable. Il semble que la publicité ne rapporte pas suffisamment. L’avenir de l’application dans sa mouture actuelle semble de plus en plus compromise. De son côté, Québécor a lancé il y quelques mois son application J5 qui permet de visionner 5 nouvelles du jour et 5 blogues disponibles pour le Journal de Montréal et le Journal de Québec, selon les préférences des utilisateurs. L’avenir nous dira si l’opération sera profitable.

Du côté de la télévision, ce n’est guère mieux. Radio-Canada vient encore d’annoncer de nombreuses coupures, à la maison-mère et dans les régions. On sabre présentement dans les productions à Montréal. Du côté de V, on sabre aussi dans les productions maison pour les donner à des producteurs indépendants. Son pendant musical, Musique Plus s’est vu arrêté toute production maison. On va acheter plus de séries de l’extérieur et on va confier à des producteurs indépendants le reste de la programmation. À TVA, la situation est au beau fixe. Cependant, il est à se demander si la qualité de la programmation est au rendez-vous. Mais j’imagine que c’est une question de goût aussi. Je passe mon tour là-dessus. Du côté anglophone, la CBC se voit également l’objet de nombreuses coupures, tout comme son pendant francophone. De son côté, Sun News a tiré sur la plogue récemment tandis que CTV et Global maintiennent le bateau à flot sans plus.

Pour ce qui est de l’état de la radio, je crois qu’elle est dans une période de transition. C’est probablement le medium des trois qui est le plus en santé, probablement pour son aspect de proximité. Les propriétaires, pour plusieurs d’entre eux engrangent des profits records. Mais, le visage de la radio a considérablement changé. D’abord, la bande AM serait complètement désert si ce n’était que de quelques radios communautaires à Montréal et une radio de service qui diffusent encore sur cette bande. CHRC 800 a cessé d’émettre en septembre 2012. La radio musicale semble en mauvaise passe, en faveur de la radio parlée. Parlons-en de cette radio parlée quia la cote en ce moment. Montréal est un marché particulier et la radio d’opinions n’a pas la cote. Radio X Montréal a cessé ses activés après deux ans de tentatives peu fructueuses. Dans les autres régions du Québec, il semble y avoir un certain équilibre dans l’offre. Sauf à Québec, où la radio d’opinions est reine. Il y a les deux traditionnelles stations de radio parlée, le FM 93 et Radio X à laquelle s’est ajoutée NRJ 98,9 qui vient de se payer quelques vedettes de la radio d’opinions. Mais je remarque que la formule commence à tourner royalement en rond. Le style ne se renouvelle pas. C’est bien beau vouloir importer la discussion de salon ou de cuisine en ondes, il ne faut pas uniquement être à la remorque des nouvelles pour offrir quelque chose de différent. Il faut offrir un angle différent ou même plusieurs. À la place, on offre toujours les mêmes angles stéréotypés. Récemment, Denis Gravel fêtait ses dix ans à la barre du Show du Matin, à Radio X. La formule ou les angles de points de vue n’ont pas changé durant tout ce temps. C’est encore pire au FM 93 avec l’animateur du matin Sylvain Bouchard, un animateur qui après tout ce temps à son émission donne encore l’impression d’un animateur phoney et qui a l’air d’une poule qu’on veut égorger à chaque fois qu’il s’indigne. Il n’y a qu’à la Première chaîne de Radio-Canada, avec Claude Bernatchez, qui nous sert un style différent. Il y eu enfin, plus récemment, un animateur de CHOI Radio X, Mario Tremblay, qui offrait un style d’animation quelque peu différent et qu’on a mis sur le siège éjectable pour des raisons plus ou moins nébuleuses. Il ne faut pas oublier les efforts mis par les artisans et les dirigeants des radios communautaires au Québec et dans le Canada francophone pour offrir un produit qui correspond aux besoins et aux goûts de leurs communautés. La réalité financière de ces radios n’est cependant pas toujours évidente. La radio à Québec ou ailleurs en province vient de moins en moins me chercher et pour toutes ses raisons énumérées ci-dessus, je m’y intéresse de moins en moins. Je ne l’écoute presque plus en fait.

 

Le chant du cygne pour le blogue Radio Monde

Ce constat de l’état de la radio et des médias en général m’amène à réfléchir sur la pertinence du présent blogue. Ou davantage sur ma motivation à l’entretenir. Je n’écoute plus la radio ou presque plus. Je trouve qu’elle est rendue trop prévisible et vide. Je trouve que les dirigeants de ces stations de radio manquent d’audace, d’imagination pour nous offrir des émissions intéressantes et pertinentes. Même chose pour la télé. Pour ce qui est des journaux, c’est une industrie en mutation et en transition. Devant ce constat, je ne suis plus en mesure de vous offrir un produit qui reflète la passion que j’ai ou peut-être bien que j’avais pour les médias et la radio en particulier. Donc, en conséquence, je crois que je dois mettre un terme à l’aventure du blogue Radio Monde d’ici le mois de juin 2015. Je vais laisser se passer les résultats BBM pour le printemps 2015 et ensuite je tire ma révérence. Je commenterai sûrement encore de temps à autre d’une manière ou d’une autre sur les réseaux sociaux tels que Google +.

 

C’est ainsi que je vous dit au revoir et merci de m’avoir lu si fidèlement durant ces 4 dernières années.

Blogueurs, journalistes et commentaires

Depuis quelques jours, Marie-Claude Ducas du Journal de Montréal s’intéresse à un dossier rarement commenté officiellement, les commentaires du public sur les réseaux sociaux, les blogues de journalistes et les nouvelles des médias web. Dans une série d’articles, la journaliste commente et rapporte les impressions de plusieurs journalistes et blogueurs sur la question des commentaires du public sur le web, dans l’espace consacré à ces derniers aux articles de blogues et de nouvelles des quotidiens. Mon opinion rejoint un peu celle de plusieurs journalistes et blogueurs interviewés dans la série d’article de Mme Ducas. Je trouve qu’il est rapidement facile de perdre le contrôle des commentaires dans un blogue ou surtout d’un forum de discussion. On y retrouve insultes envers l’auteur ou d’autres commentateurs et les commentaires intelligents sont rapidement occultés. Pour ce qui est du défunt forum Radio Monde, j’en avais plus qu’assez de jouer à la police avec certaines personnes qui donnaient dans l’insulte et les commentaires impertinents. C’était sans compter sur un ou deux autres forums qui rapportaient et commentaient ce qui se passait sur RM. Depuis que j’écris dans le présent blogue, un bon équilibre est atteint à ce niveau. Les gens peuvent commenter ici, sur Facebook ou sur Google +. Les gens qui commentent y vont de commentaires intelligents et pertinents.

Je vous mets ici des extraits de deux articles de Mme Ducas sur ce dossier qui portent à réflexion sur le droit d’opinion de « Jos Public ».

Mais en attendant, que commencez-vous par faire, cher Jos Public, en débarquant dans l’univers des médias, en commentant des articles, en publiant sur Facebook, ou même en démarrant votre propre blogue ? VOUS DÉFOULER ! Vous avez sur le cœur toutes ces décennies de frustrations face aux médias. Avec tellement peu de possibilités de vous exprimer. Toutes ces injustices, face auxquelles vous ne pouviez pas grand-chose. Tous ces reportages inexacts, ou biaisés, et même parfois truffés d’erreurs. Des erreurs trop rarement admises et corrigées par les médias d’ailleurs…  en tout cas pas avec l’ampleur que cela mériterait.

Face à tout cela, jusqu’ici, vous aviez peu de recours, sauf pour les cas d’erreurs vraiment graves. Et, surtout, peu de tribunes. Sauf, comme le soulignait Patrick, les lettres aux lecteurs et les lignes ouvertes. Et là, encore, cela passait par un filtre : dans le journal, le responsable du courrier aux lecteurs fait une sélection ; à la radio, le ou la recherchiste filtre les appels, et l’animateur\trice intervient, et contient les échanges. Mais avec internet, plus rien de tout ça.

En plus, les médias vous ont cordialement invités à débarquer chez eux, et vous ont jovialement et candidement donné la parole. Qu’est-ce que vous l’avez prise ! Quel party vous vous payez ! C’est un peu comme lors de cespartys dans une maison dont l’adresse se répand via Facebook ou Twitter, et qui se retrouve envahie par des inconnus, puis carrément saccagée. Alors, ne venez pas trop vous étonner maintenant de ce que, dans les médias et chez les journalistes, on n’ait plus trop envie de vous voir, et de vous entendre. C’est ce qui ressortait de ma chronique de dimanche dernier, alors que quelques journalistes se vidaient le coeur. Et c’est aussi ce que soulignait Patrick Lagacé dans sa chronique.

Voilà, cher Jos Public, ce que j’avais à dire aujourd’hui en ce qui vous concerne.

Article complet : http://www.journaldemontreal.com/2015/03/17/patrick-lagace-les-commentaires-les-journalistes–et-vous-jos-public

 

Je peux déjà dire que c’est quelque chose que j’ai été à même de constater ici, sur mon propre blogue: dès le début, je me suis assurée de répondre aux commentaires. Ce qui m’a valu, dès le départ, des réactions favorables de la part de lecteurs. « Pour une fois qu’on n’a pas l’impression d’avoir affaire à un robot », m’avait écrit un lecteur. Et, en répondant, j’ai d’ailleurs établi tout de suite les règles du jeu: le genre de commentaires et de débat que je favorisais, et ceux que, au contraire, je ne voudrais pas sur mon blogue. (D’ailleurs, au début, j’avais le contrôle sur l’approbation des commentaires. Mais, avec la nouvelle plateforme du Journal, je ne l’ai plus. Je dois dire que je trouve ça un peu dommage…) Et puis, au jour le jour, quand je réponds, je fais, si on peut dire, du renforcement positif. Je réponds aux commentaires qui apportent vraiment quelque chose au débat; je remercie leurs auteurs pour ça, et je leur donne mon point de vue sur leur opinion. Par contre, j’ignore ceux qui écrivent uniquement pour provoquer, insulter même, pour « ploguer » un agenda, ou pour pousser un sujet qui n’a pas vraiment rapport avec ce  que j’avais soulevé…

Mais, une fois qu’on a dit tout ça, il reste que, recevoir des commentaires à tout vent, est quelque chose de très éprouvant pour les blogueurs et les journalistes: on est souvent estomaqués par le manque de savoir-vivre élémentaire de bien des commentateurs, et par les insultes personnelles que certains se permettent carrément. « S’il fallait que je porte vraiment attention à tout ce qu’il y a dans les commentaires sur mes blogues et mes chroniques, je serais déprimée à longueur de journée », m’a dit Lise Ravary, à qui j’ai posé la question. « Et je sais que certains collègues ne vont même pas les voir. Pour se préserver, pour se protéger. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à se retrouvé exposé à des injures personnelles. Et, ce n’est pas juste au sujet de ce que tu as écrit: mais sur ton apparence, ton âge… tout y passe. Beaucoup préfèrent ne même pas consacrer de temps et d’énergie à ça, et ne pas risquer d’en être affectés. »

Article complet : http://www.journaldemontreal.com/2015/03/11/blogueurs-et-journalistes-les-commentaires-en-ligne-vous-affectent-ils