Migrer vers Linux

Un article du Protégez-vous qui parle des transfuges vers le système d’exploitation Linux.

https://www.protegez-vous.ca/Technologie/linux

Lenteurs, bogues, logiciels malveillants… Il y a plusieurs bonnes raisons de délaisser Windows pour se tourner vers Linux. Voici comment faire le saut sans vous casser la tête.

Windows 10, la dernière version du système d’exploitation signé Microsoft, cause des frustrations chez bien des consommateurs. Certains ont critiqué les invitations incessantes à procéder à une mise à jour, des fenêtres qui surgissaient dans Windows 7, 8 ou 8.1. Et parmi ceux qui sont passés à Windows 10, plusieurs indiquent avoir rencontré des ralentissements ou des incompatibilités avec leurs logiciels.

C’est pour ces raisons que Georges Lefebvre, de Québec, a décidé de ne pas effectuer cette mise à jour. Depuis quelques années, il utilise plutôt Windows 8.1 et Linux Mint (l’une des nombreuses versions de Linux) en parallèle sur ses ordinateurs. Puis, progressivement, il délaisse Windows pour ce système d’exploitation « gratuit, stable et beaucoup plus facile à utiliser que par le passé », estime-t-il.

En outre, Linux fonctionne souvent mieux que Windows avec les vieux ordinateurs et périphériques, compte tenu de ses faibles exigences matérielles (notamment la mémoire vive requise). Georges Lefebvre l’a d’ailleurs installé sur un ordinateur âgé de huit ans – une éternité en informatique !

Communauté de « transfuges »

Contrairement à Windows ou à macOS, qui sont conçus par des entreprises, Linux est la plupart du temps mis au point par des bénévoles. L’esprit de communauté y est bien présent et les utilisateurs s’entraident sur de nombreux forums en ligne, par exemple pour installer certains logiciels ou pour régler des problèmes de compatibilité avec du matériel informatique.

Utilisateur de Linux depuis plus de 15 ans, Marc Grondin, de Québec, a converti plusieurs proches, qu’il qualifie de « transfuges ». « Aujourd’hui, toute ma famille a adopté ce système… même les personnes qui ne sont pas très à l’aise avec la technologie, indique-t-il. Mon père a 84 ans et il s’en sert depuis des années. »

Vous êtes curieux et débrouillard ? Sans être un expert, vous n’êtes pas rebuté par l’informatique et comprenez l’anglais (la plupart des sources d’information sur Linux sont dans cette langue) ? Alors, à votre ordi !

89 millions d’utilisateurs de Linux sont recensés dans le monde, selon les estimations du site linuxcounter.net.

Les forces et les faiblesses de Linux

 Il s’agit d’un système d’exploitation moderne, stable et sécuritaire, qui s’avère plutôt facile à installer et à utiliser.

 Il est offert en de multiples versions (appelées « distributions »), dont certaines sont particulièrement bien adaptées aux débutants.

 Il est gratuit et conçu en code source ouvert, c’est-à-dire que la communauté d’utilisateurs peut le modifier et le redistribuer.

 Cette communauté est très active sur les forums en ligne, où il est assez facile de trouver de l’aide en cas de problème.

 Peu de magasins et de techniciens proposent du soutien informatique pour les ordinateurs sur lesquels Linux est installé.

 Plusieurs jeux vidéo sont offerts uniquement sur Windows. Cela dit, bien des jeux adaptés à Linux sont accessibles par l’entremise de la plateforme Steam.

 Certains appareils (notamment les téléphones intelligents et les imprimantes multifonctions) pourraient ne pas être compatibles. Par exemple, il n’existe pas de façon simple de gérer le contenu d’un iPhone ou d’un téléphone Android sur Linux. Toutefois, grâce aux nombreux services en ligne comme AirDroid, Dropbox, iCloud, Google Photos et Google Play Musique, il est de moins en moins nécessaire de brancher un téléphone à un ordinateur.

 Vous pouvez installer la plupart des logiciels en quelques clics grâce à une logithèque qui est intégrée à la majorité des versions de Linux. En revanche, vous devrez passer par le terminal – un programme dans lequel vous entrez des commandes sous forme de texte, par exemple « sudo apt-get install » – pour en installer d’autres. Heureusement, ces commandes sont habituellement assez simples et sont répertoriées dans de nombreux forums en ligne.

Comment essayer ou installer Linux

Vous pouvez tester la plupart des versions de Linux sans rien modifier sur votre ordinateur grâce à un DVD autonome (live DVD) que vous gravez à partir d’un DVD vierge. Cependant, sachez que la navigation dans le système sera beaucoup plus lente que si vous l’installez directement sur votre disque dur.

Ce même DVD vous permettra aussi d’équiper votre ordinateur de Linux, seul ou en parallèle avec Windows (dual boot). Avec cette dernière option, une fois l’installation achevée, vous pouvez choisir entre Linux et Windows au démarrage. Il vous sera ainsi possible de continuer à utiliser des logiciels offerts seulement avec Windows, comme ceux de la suite Microsoft Office (Word, Excel, etc.) ou Photoshop.

À noter : quand vous allumez votre ordinateur, un micrologiciel appelé BIOS démarre avant Windows. Il sert notamment à déterminer l’ordre de démarrage des supports (disque dur, lecteur DVD, lecteur USB, etc.). Pour utiliser un DVD autonome, vous devrez d’abord donner la priorité au lecteur DVD. Sur la plupart des ordinateurs, vous accéderez au BIOS au moment du démarrage, en appuyant sur la touche F12.

Comment créer un DVD autonome
 
1. Téléchargez le fichier ISO nécessaire à l’installation de la version de Linux que vous voulez (voyez plus bas).
 
2. Installez un logiciel de gravure de fichiers ISO, comme Active@ ISO Burner (gratuit, mais offert en anglais seulement). Utilisez-le pour graver le fichier ISO sur un DVD vierge.
 
3. S’il a été éjecté après la gravure, réinsérez le DVD dans l’ordinateur, puis redémarrez. Le menu du DVD autonome s’affichera, ce qui vous permettra d’essayer ou d’installer Linux. Il suffira ensuite de suivre les instructions qui figurent à l’écran.

3 versions de Linux pour débutants

Ubuntu

Alors que plusieurs versions de Linux sont mises au point par des communautés de programmeurs bénévoles, Ubuntu a été conçue par Canonical, une entreprise britannique qui se finance notamment en offrant des services de soutien technique aux entreprises qui utilisent son système. Canonical améliore constamment son système et corrige des bogues, ce qui lui permet de mettre à jour Ubuntu tous les six mois.

L’interface ressemble un peu à celle de macOS, avec un « dock » (une barre où sont épinglées des applications) qui s’affiche à gauche de l’écran. Quelques bons logiciels sont préinstallés, comme le navigateur Firefox, la suite bureautique LibreOffice (compatible avec les logiciels de Microsoft Office) et la messagerie électronique Thunderbird. Vous pouvez installer plusieurs autres logiciels, la plupart gratuits, en vous servant de la logithèque Ubuntu – notamment le navigateur Chromium (version en code source ouvert de Chrome), le service de stockage en ligne Dropbox et le lecteur de fichiers vidéo VLC.

Configuration minimale requise
 
• Processeur de 700 MHz (Intel Celeron ou plus puissant)
• 512 Mo de mémoire vive
• 5 Go d’espace sur le disque dur

Lubuntu

Lubuntu est une version allégée d’Ubuntu qui peut être installée sur de vieux ordinateurs (jusqu’à 10 ans environ) peu performants. Son interface très sobre, voire ennuyante, ressemble à celle de Windows, avec une réplique du menu Démarrer (situé en bas à gauche de l’écran).

Les logiciels préinstallés, comme le programme de traitement de texte AbiWord, requièrent très peu de mémoire vive. Cela dit, si votre ordinateur est assez puissant, rien ne vous empêche de choisir des logiciels plus lourds (comme LibreOffice) offerts dans la logithèque, laquelle permet d’accéder aux mêmes programmes que celle d’Ubuntu.

Configuration minimale requise
 
• Processeur Pentium 4, Pentium M, AMD K8 (ou plus puissant)
• 512 Mo de mémoire vive
• 5 Go d’espace sur le disque dur

Linux Mint

Inspiré d’Ubuntu, Linux Mint (site en anglais seulement) est un système très simple à utiliser. Son interface ressemble beaucoup à celle de Windows. Il inclut une vaste gamme de logiciels préinstallés, dont Firefox, LibreOffice et l’éditeur de photos GIMP. Plusieurs autres peuvent être installés grâce au gestionnaire de logiciels. Pour la plupart des usagers habitués à Windows, il s’agit sans doute de la meilleure option.

Configuration minimale requise
 
• Processeur : aucune exigence particulière
• 512 Mo de mémoire vive
• 9 Go d’espace sur le disque dur

L’expérience des utilisateurs

Linux est-il vraiment supérieur à Windows ? Nous en avons discuté avec des consommateurs qui ont franchi le pas.

Jérôme Paquin, Saint-Fulgence, au Saguenay

Il y a quelques années, Jérôme Paquin et sa conjointe ont bien failli perdre leurs photos de mariage. Celles-ci étaient archivées dans un ordinateur Windows qui, après une panne d’électricité, ne répondait plus aux commandes. Heureusement, un DVD autonome de Linux (voyez l’encadré page 14) leur a permis d’accéder au contenu du disque dur. Ravis, et curieux d’en savoir plus, ils ont continué d’expérimenter Linux.

Aujourd’hui, les trois ordinateurs du couple fonctionnent sous ce système. Sur l’un d’eux, Windows est toujours installé en double amorçage (dual boot), ce qui permet à Jérôme Paquin de jouer à certains jeux qui sont offerts seulement sur Windows. « Pour tout le reste, j’utilise Linux. Ça “plante” moins souvent que Windows », affirme-t-il.

Celui-ci reconnaît toutefois avoir éprouvé des difficultés. « Pour installer certains programmes, explique-t-il, il faut utiliser des lignes de commande qu’on entre dans un terminal [un programme qui permet d’entrer des commandes sous forme de texte]. Des gens partagent ces commandes sur des forums en ligne. Je leur fais confiance, mais parfois, je ne sais pas trop ce que je fais ! »

Autre problème : « Il n’est pas toujours facile de savoir si un périphérique – une imprimante, par exemple – va fonctionner avec Linux, précise Jérôme Paquin. C’est rarement indiqué sur la boîte. Souvent, la communauté Linux a déjà développé les pilotes nécessaires à son bon fonctionnement, mais pour le savoir, il faut y aller par essai et erreur. » Un conseil, donc : si vous achetez un périphérique pour un ordinateur dans lequel vous avez installé Linux, assurez-vous de pouvoir le retourner au vendeur en cas de problème.

Simon Bouchard, Montréal

Le 11 avril 2017, Microsoft cessera de faire des mises à jour de sécurité pour Windows Vista. Résultat : à partir de cette date, des pirates informatiques pourraient y découvrir et exploiter de nouvelles failles sans que celles-ci soient corrigées.

Propriétaire de deux ordinateurs équipés de ce système d’exploitation, Simon Bouchard aurait pu migrer vers Windows 10, mais compte tenu des exigences matérielles assez élevées de ce système, il a plutôt décidé d’essayer Linux. Il a d’abord opté pour Elementary OS, un dérivé d’Ubuntu. « Ça ressemblait beaucoup à macOS, alors que je suis plutôt habitué à Windows, dit-il. Aussi, je devais souvent utiliser le terminal et je n’étais pas très à l’aise avec ça. »

Il s’est alors tourné vers Cub Linux, qui est en quelque sorte un hybride entre Linux et Chrome OS, un système d’exploitation basé sur les services en ligne de Google. « Ça me convient bien, parce que j’utilise presque uniquement le Web pour le travail et pour mes loisirs », explique-t-il.

Quand nous lui avons parlé, en novembre dernier, il utilisait Cub Linux depuis quelques semaines déjà. Il était ravi de son expérience : « Ça fonctionne très bien. C’est rapide, stable et sécuritaire. »

La mort de Google + ?

google plus

Je vous parle de Google + parce que depuis ses débuts en fait, certains chroniqueurs web ne parlent que de sa mort. Plus tôt cette année, on a pu apercevoir une recrudescence d’articles portant là-dessus.  Mais qu’en est-il vraiment ?

Je vais vous avouer bien humblement que je n’aurais jamais fait un article sur le sujet si ça n’avait été de la réaction d’un contact de G+, un fana du réseau social qui en est venu à réfléchir lui-même là-dessus et à se questionner sur le réseau social et ses dirigeants. J’avoue que cela m’a, disons, amené moi aussi à me questionner au sujet du réseau. Et ce n’est pas l’apparition d’un nouveau logo pour Google et un autre pour Google + qui va changer quoi que ce soit. Je me questionne vraiment sur la direction que semble prendre G+.

Pour un réseau social supposément mort-né, qu’on annonce sa mort depuis trois ans, depuis ses débuts en fait, je me dis qu’il doit être au contraire vivant. Sinon, on en aurait parlé une fois et cela aurait été fini pour de bon. Mais pas pour G+. Par contre, je me dis qu’à force d’annoncer sa mort, ça dû faire fuir les moins curieux et à tout le moins limiter son expansion. Peut-être est-ce le but de ses détracteurs. Je vais vous avouer cependant qu’à la différence de Facebook et Twitter, Google + a une clientèle bien différente, avec des discussions plus variées et plus élaborées par ses utilisateurs. En ce qui me concerne, je ne trouve rien à redire là-dessus. Sur Facebook, on va jaser un peu et surtout ouairrer comme on dit, comme des voyeuristes de la vie des autres. Pas sur Google +.

Il y a cependant deux choses que je peux reprocher aux dirigeants du réseau social de Google. Je trouve d’abord, à l’instar de certaines personnes ou utilisateurs du réseau social, un peu déplorable la stratégie de ne rien faire du tout de la part des dirigeants de G+ devant le tumulte causé par tous ces articles négatifs annonçant sa mort. Je ne demandais pas de faire dans le « action-réaction » à tout crin mais peut-être de poser des gestes qui auraient démontré que le réseau est bien vivant, dans l’esthétisme du réseau comme dans de nouvelles fonctionnalités qui auraient amélioré l’expérience vécue en son sein. L’autre chose que je reproche à Google, et qui est relié selon moi au premier reproche, est que G+ ne se distincte pas bien de son principal rival, Facebook, justement dans l’expérience utilisateur et jusqu’à un certain point de son esthétisme aussi. La différence s’est faite naturellement des gens ne voulant plus rien savoir de Facebook et qui ont migré vers G+. Mais honnêtement, mis à part dans les politiques et dans certaines fonctionnalités, comme par exemple avec le principe des cercles plutôt que le principe des amis avec FB, l’expérience utilisateur est assez semblable. Combien d’utilisateurs de Facebook voulant essayer G+ se sont dit au bout du compte pourquoi vouloir migrer vers G+ alors que c’est essentiellement la même chose et que tous mes amis sont déjà sur FB ? C’est là où le bat blesse il me semble.

Je ne sais pas où va s’en aller G+ dans les prochaines années, mais je remarque une diminution depuis quelques temps du référencement de Google + sur mes blogues et je dirais même sur les consultations et les interactions des posts de mes profils sur le réseau. et ça, ça me questionne aussi.

Blogueurs, journalistes et commentaires

Depuis quelques jours, Marie-Claude Ducas du Journal de Montréal s’intéresse à un dossier rarement commenté officiellement, les commentaires du public sur les réseaux sociaux, les blogues de journalistes et les nouvelles des médias web. Dans une série d’articles, la journaliste commente et rapporte les impressions de plusieurs journalistes et blogueurs sur la question des commentaires du public sur le web, dans l’espace consacré à ces derniers aux articles de blogues et de nouvelles des quotidiens. Mon opinion rejoint un peu celle de plusieurs journalistes et blogueurs interviewés dans la série d’article de Mme Ducas. Je trouve qu’il est rapidement facile de perdre le contrôle des commentaires dans un blogue ou surtout d’un forum de discussion. On y retrouve insultes envers l’auteur ou d’autres commentateurs et les commentaires intelligents sont rapidement occultés. Pour ce qui est du défunt forum Radio Monde, j’en avais plus qu’assez de jouer à la police avec certaines personnes qui donnaient dans l’insulte et les commentaires impertinents. C’était sans compter sur un ou deux autres forums qui rapportaient et commentaient ce qui se passait sur RM. Depuis que j’écris dans le présent blogue, un bon équilibre est atteint à ce niveau. Les gens peuvent commenter ici, sur Facebook ou sur Google +. Les gens qui commentent y vont de commentaires intelligents et pertinents.

Je vous mets ici des extraits de deux articles de Mme Ducas sur ce dossier qui portent à réflexion sur le droit d’opinion de « Jos Public ».

Mais en attendant, que commencez-vous par faire, cher Jos Public, en débarquant dans l’univers des médias, en commentant des articles, en publiant sur Facebook, ou même en démarrant votre propre blogue ? VOUS DÉFOULER ! Vous avez sur le cœur toutes ces décennies de frustrations face aux médias. Avec tellement peu de possibilités de vous exprimer. Toutes ces injustices, face auxquelles vous ne pouviez pas grand-chose. Tous ces reportages inexacts, ou biaisés, et même parfois truffés d’erreurs. Des erreurs trop rarement admises et corrigées par les médias d’ailleurs…  en tout cas pas avec l’ampleur que cela mériterait.

Face à tout cela, jusqu’ici, vous aviez peu de recours, sauf pour les cas d’erreurs vraiment graves. Et, surtout, peu de tribunes. Sauf, comme le soulignait Patrick, les lettres aux lecteurs et les lignes ouvertes. Et là, encore, cela passait par un filtre : dans le journal, le responsable du courrier aux lecteurs fait une sélection ; à la radio, le ou la recherchiste filtre les appels, et l’animateur\trice intervient, et contient les échanges. Mais avec internet, plus rien de tout ça.

En plus, les médias vous ont cordialement invités à débarquer chez eux, et vous ont jovialement et candidement donné la parole. Qu’est-ce que vous l’avez prise ! Quel party vous vous payez ! C’est un peu comme lors de cespartys dans une maison dont l’adresse se répand via Facebook ou Twitter, et qui se retrouve envahie par des inconnus, puis carrément saccagée. Alors, ne venez pas trop vous étonner maintenant de ce que, dans les médias et chez les journalistes, on n’ait plus trop envie de vous voir, et de vous entendre. C’est ce qui ressortait de ma chronique de dimanche dernier, alors que quelques journalistes se vidaient le coeur. Et c’est aussi ce que soulignait Patrick Lagacé dans sa chronique.

Voilà, cher Jos Public, ce que j’avais à dire aujourd’hui en ce qui vous concerne.

Article complet : http://www.journaldemontreal.com/2015/03/17/patrick-lagace-les-commentaires-les-journalistes–et-vous-jos-public

 

Je peux déjà dire que c’est quelque chose que j’ai été à même de constater ici, sur mon propre blogue: dès le début, je me suis assurée de répondre aux commentaires. Ce qui m’a valu, dès le départ, des réactions favorables de la part de lecteurs. « Pour une fois qu’on n’a pas l’impression d’avoir affaire à un robot », m’avait écrit un lecteur. Et, en répondant, j’ai d’ailleurs établi tout de suite les règles du jeu: le genre de commentaires et de débat que je favorisais, et ceux que, au contraire, je ne voudrais pas sur mon blogue. (D’ailleurs, au début, j’avais le contrôle sur l’approbation des commentaires. Mais, avec la nouvelle plateforme du Journal, je ne l’ai plus. Je dois dire que je trouve ça un peu dommage…) Et puis, au jour le jour, quand je réponds, je fais, si on peut dire, du renforcement positif. Je réponds aux commentaires qui apportent vraiment quelque chose au débat; je remercie leurs auteurs pour ça, et je leur donne mon point de vue sur leur opinion. Par contre, j’ignore ceux qui écrivent uniquement pour provoquer, insulter même, pour « ploguer » un agenda, ou pour pousser un sujet qui n’a pas vraiment rapport avec ce  que j’avais soulevé…

Mais, une fois qu’on a dit tout ça, il reste que, recevoir des commentaires à tout vent, est quelque chose de très éprouvant pour les blogueurs et les journalistes: on est souvent estomaqués par le manque de savoir-vivre élémentaire de bien des commentateurs, et par les insultes personnelles que certains se permettent carrément. « S’il fallait que je porte vraiment attention à tout ce qu’il y a dans les commentaires sur mes blogues et mes chroniques, je serais déprimée à longueur de journée », m’a dit Lise Ravary, à qui j’ai posé la question. « Et je sais que certains collègues ne vont même pas les voir. Pour se préserver, pour se protéger. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à se retrouvé exposé à des injures personnelles. Et, ce n’est pas juste au sujet de ce que tu as écrit: mais sur ton apparence, ton âge… tout y passe. Beaucoup préfèrent ne même pas consacrer de temps et d’énergie à ça, et ne pas risquer d’en être affectés. »

Article complet : http://www.journaldemontreal.com/2015/03/11/blogueurs-et-journalistes-les-commentaires-en-ligne-vous-affectent-ils

Les commentaires sur Facebook et le papier de toilette Kirkland

Si on remarque souvent les commentaires violents ou irrespectueux dans les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, parfois on remarque également que certains débats ou commentaires sur ces mêmes réseaux sociaux mettent un sourire au visage de par l’objet même de ces débats. Ici, je vous transpose deux extraits de commentaires provenant du site Trucs et bricolage. Sur ce site, un article porte sur 5 items que l’on ne devrait pas acheter dans les grandes surfaces et 6 autres que l’on devrait acheter chez Costco. Les commentaires Facebook intégrés au site pratico-pratique dérapent rapidement sur un débat portant sur la qualité du papier de toilette Kirkland (Costco). Certains commentaires sont assez amusants à lire. Mais on se rend compte malheureusement qu’il est possible d’avoir un gros débat sur un sujet aussi futile que la qualité d’un papier de toilette. Cliquez pour agrandir les captures d’écran. Et bon amusement.

 

Capture du 2015-03-09 12:41:23

Capture du 2015-03-09 12:42:17

Facebook n’est pas votre salon

Le commentaire de Kim Lizotte du Journal de Québec comme de quoi Facebook n’est pas votre salon… À qui le dites-vous Mme Lizotte.

 

J’aime les réseaux sociaux et le web en général pour les mêmes raisons que tout le monde. La liberté d’écrire ce qu’on veut, quand on veut et surtout de lire et regarder ce dont on a envie, précisément, au moment choisi.

Le sentiment d’accessibilité, de spontanéité avec les autres. Le goût de commenter, de partager. Faire rire. S’obstiner. S’enrager. S’indigner. S’emporter. Mais rappelez-vous donc que…

Vous n’êtes pas dans votre salon.

Je n’en peux plus de lire des atrocités, des messages haineux, des commentaires violents et cruels sous les articles de journaux. Misogynes, racistes, intolérants, haineux. On nage en plein délire d’attaques personnelles, où on débat comme si «l’autre» avait commis un crime à notre égard.

Je sais que ce phénomène existe depuis belle lurette, mais je commence à voir que les gens en ont ras le pompon du fait que beaucoup de gens utilisent ce merveilleux mode de communication pour déverser des propos (et croyez-moi, j’ai une panoplie d’exemples pertinents dans mes archives) d’une horreur sans nom, sans aucune conséquence.

Suite : http://www.journaldequebec.com/2015/03/05/les-reseaux-sociaux-ne-sont-pas-votre-salon