Les auditeurs de radio talk à Québec, ces « morons »

À chaque fois qu’une tragédie humaine éclate, les « opinioneux » tous médias confondus nous sortent leur théorie pour expliquer le drame, bien avant les enquêtes et les investigations officielles.

Loin de moi de vouloir me servir de cet événement pour un agenda caché. Mais la tragédie au Centre culturel islamique de Québec n’a pas fait exception à la règle. Les médias à travers le monde se sont intéressés à ce qui s’est passé. Bien peu de chroniqueurs et de blogueurs de ces grands médias se sont attardés pour la peine aux victimes de la tragédie, d’abord les familles éplorées par le drame mais aussi les immigrants et enfin la population en général qui en subit les conséquences.

Aux cours des derniers jours, une chasse aux sorcières s’est instaurée. C’est la faute à Trump, aux armes, à Justin Trudeau, aux Québécois qui sont racistes, aux réseaux sociaux mais aussi aux radios poubelles de Québec. Cette manière de trouver un coupable facile à tout prix pourvu qu’il y en ait un est très réductrice et moralisatrice, se substitue à la justice avec un grand J et ne fait qu’attiser haine et mépris. Nous vivons à l’heure de la haine et de la dénonciation à 5 sous.

Je crois que tout le monde doit prendre conscience de toutes les petites choses dites et faites dans la vie quotidiennement. Surtout en public, sur internet, dans les journaux, à la radio et à la télévision. Il faut que les commentateurs, animateurs et chroniqueurs prennent conscience de la portée de leur plume ou de leur voix et cesser les discours de salon à 5 sous. Il faut également que les patrons et dirigeants des médias prennent conscience de cela, pas juste pour leur image, mais par responsabilité sociale pour le bien vivre ensemble. Les attaques d’un organe médiatique versus un autre ne sont que puériles et inutiles, d’un bord comme de l’autre. Les sous-entendus fallacieux et les opiniâtries d’un animateur envers les femmes, les hommes, les sans-abris, les gays, les musulmans, les politiciens et les autistes doivent cesser. Je ne dis pas qu’il faut de tout le monde dire, « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil ». Il faut continuer de dénoncer les choses qui vont contre la démocratie, contre les gens en général et en particulier. Il y aura toujours des profiteurs, des dupeurs, des crosseurs de système et aussi des gens qui prennent de mauvaises décisions en toute bonne foi. Il faut simplement cesser le discours haineux, l’acharnement médiatique injustifié, faire ce que l’on dénonce chez l’autre, ces choses qui ne font qu’engendrer négativisme, pessimisme, justice de salon et haine, et qui n’amène rien de constructif. Je n’ai rien contre les gens qui ont des opinions basés sur des faits mais que pour ce soit vraiment bénéfique, il faut pouvoir en débattre sainement.

Hé les auditeurs de la radio de Québec, vous n’êtes pas tannés de passer pour des morons ?

On peut compter sur les doigts d’une seule main ou presque les émissions à la radio et à la télévision où se produisent de réels débats sur des enjeux importants de notre société, d’ici et d’ailleurs. La mode depuis plusieurs années déjà est d’avoir à la radio un animateur avec une forte personnalité, rarement une animatrice, qui dit son opinion sur ce qui s’écrit dans les journaux et sur internet, se dit à la radio et se regarde à la télé. Zéro budget de recherche. Aucun débat possible ou si peu. Il y a bien, si vous me permettez l’expression, des side show boys et des side show girls (des faire-valoir) pour émettre des répliques généralement timides. Dans les journaux, nous y retrouvons un nombre incroyable de chroniqueurs et/ou blogueurs (selon les plateformes) côte-à-côte avec leurs opinions sur tout et rien. Il le faut bien car ils/elles sont payés pour donner leur opinion. La diversité de points de vue est là. Mais il n’y a jamais de débat ou presque. Ce qui arrive généralement est que les auditrices/auditeurs et lectrices/lecteurs lisent ou écoutent ce qui les rejoignent dans leurs pensées déjà toutes faites à l’avance et aucun effort intellectuel n’est fait.

Les fans de Radio X, du FM93 et d’Énergie Québec vont plaider le divertissement, de vouloir mettre la « switch à off », de ne plus penser à rien pour justifier leur volonté d’écouter ces animateurs. Remarquer que l’on pourrait dire la même chose des auditeurs ou des lecteurs des chroniqueurs de Montréal et d’autres régions. Le dîner de cons de l’émission Tout le Monde en Parle ou les chroniques de Patrick Lagacé, par exemple. Donc, je disais que les auditeurs et auditrices des radios dites poubelles de Québec justifient leurs choix radiophoniques pour leur divertissement. Ils se disent suffisamment intelligents pour faire la part des choses et se faire leur propre opinion. Pour la plupart, je les crois sur parole. Ce n’est pas vrai que tous les animateurs de ces radios ne débitent que de la merde en ondes. Il y a quand même des idées intéressantes qui pourraient mener à de bons débats. Toutefois, si vous êtes si intelligents que ça les auditrices et auditeurs, comment pouvez-vous tolérer le nombre effarant d’énormités dites en ondes de façon grossière ou subtile par ces mêmes animateurs au nom du divertissement ? On ne parle d’une erreur ou d’une énormité par année dans le feu de l’action. On ne parle pas non plus d’une mauvaise formulation à la Pierre Bruneau sur le terrorisme à l’envers. Comment se fait-il que vous vous contentez de si peu de qualité et de tolérer des discussions de salon avec ses bons coups quand mais surtout ses travers en ondes, tout cela au nom du divertissement ? Dites-moi, vous qui êtes si intelligents pour vous faire votre propre tête sur ce qui est dit en ondes, comment faites-vous pour être imperméable aux grossièretés et au discours fallacieux de certains de ces animateurs sans subtilement vous ranger derrière ces jugements de valeurs gratuits sans trop vous en rendre compte? Je ne dis pas que vous allez devenir des tueurs et des criminels en écoutant ces gens. Ce serait leur donner trop d’importance.

Je me dis qu’avec tout ça et le gang bang des chroniqueurs, principalement de Montréal, au sujet de la radio de Québec et de leur auditeurs, vous n’êtes pas tannés de passer pour des personnes sans jugement, pour des morons par Guy A. Lepage, Patrick Lagacé et les autres ? Vous pourriez montrer que les autres ont tort, que vous nous jouez pas leur jeu, que vous vous contentez de beaucoup plus que le produit offert. Vous n’êtes pas aussi tannés de vous faire prendre pour des morons, pour de l’argent vite fait et facile par les dirigeants de ces stations de radio qui engagent et tolèrent ces animateurs tant que leur image publique n’est pas trop atteinte, tout ça pour les cotes d’écoutes et le « cash » qui vient avec ? Vous valez beaucoup plus que tout ça. Les victimes de ces animateurs aussi. Et qui sait, vous pourriez être les victimes de demain.

La meilleure poutine au Québec, partie 13 : restaurants Au Sommet de la Chute et Kwick-Kwick Trois-Pistoles

Sur l’Avenue Royale à Boischatel, tout juste de l’autre côté du pont de la Chute Montmorency, existe un petit casse-croûte du nom de Au Sommet de la Chute.

C’est notre endroit pour notre test de poutine de cette fois-ci. Ce resto est à même le bâtiment du Bed & Breakfast du même nom. Évidemment, on y sert tout ce à quoi on s’attend d’un casse-croûte : hot-dogs, hamburgers, frites, etc. Le décor est parsemé de photos de stars des années 50 et 60.

Le service est assez rapide et convivial. La poutine pourrait être cependant plus agréable. Le point fort de cette poutine est les frites. Juste ce qu’il faut : bien dorées et d’une belle grosseur. Cependant, la sauce n’est pas à mon goût personnel : elle mériterait d’être retravaillée. Le fromage n’est pas à la hauteur : ça manquait un peu de fraîcheur. Au final, la poutine est décevante.  Je vous invite quand même à vous faire votre propre tête :

5014, avenue Royale
Boischatel, QC
G0A 1H0

418-822-1422

Site web : ausommetdelachute.com

 

Désastre à Trois-Pistoles

J’ai hésité longuement avant d’écrire cette chronique concernant le restaurant Kwick-Kwick de Trois-Pistoles. Nouveau restaurant de la célèbre fromagerie des Basques, nous avons testé leur poutine deux semaines après leur ouverture officielle au mois de février dernier. Je n’aime pas affubler le mot désastre à une poutine. C’est la raison de mon hésitation à écrire cette chronique d’autant plus que je me disais qu’ils sont peut-être en rodage.

Toujours est-il que je ne suis pas retourné depuis à cause de ma très mauvaise expérience. Des frites trop cuites, sèches et trop foncées. Une sauce couci-couça. Seul le fromage était frais, il venait de l’autre côté de la rue. Les propriétaires de la Fromagerie des Basques ont mis beaucoup de sous dans cette nouvelle construction, pour abriter après un ou deux ajustements la nouvelle crèmerie et le restaurant. a déco du resto est agréable sans être trop chic. Le stationnement donne sur une belle vue sur le fleuve. Mais pour la poutine, on repassera. Ou peut-être pas finalement.

En passant, une traverse, pour les piétons qui désirent traverser à la fromagerie, a été aménagée avec la collaboration du ministère des Transports (entre le resto et la fromagerie et qui traverse la route 132). Cette traverse occasionne maints refoulements sur la route 132. Ne soyez pas surpris.

En espérant que les choses se soient replacées depuis, je vous mets ici les coordonnées du resto Kwick-Kwick:

139 Rte 132 ouest, Trois-Pistoles, Québec G0C 2B0
Téléphone :(418) 392-6166

La meilleure poutine au Québec, partie 12 : Resto Mini-Putt Rivière-du-Loup et Chez Micheline Saint-Augustin-de-Desmaures

Je décide de faire un blitz cette semaine avec cette série d’articles sur la meilleure poutine au Québec avec d’enchaîner une nouvelle série d’articles sur les fausses bonnes idées pour l’année 2016-2017.

Débutons par le très réputé Chez Micheline à Saint-Augustin-de-Desmaures, célèbre pour ses nouilles chinoises ainsi que sa poutine. Ce fut une très belle expérience gustative en général. Belle grosseur de frites qui sont bonnes au goût, comme celles que l’on recherche dans les stands de patates. Le fromage est frais et la sauce est parfaite. Plusieurs formats de poutines pour tous les appétits. Cette journée ensoleillée nous permettait d’apprécier l’aménagement à l’arrière de la roulotte avec ses quelques tables à pique-nique.

Une des meilleures poutines au Québec.

Voici les coordonnées de Chez Micheline :

225 route 138
Saint-Augustin-de-Desmaures, Québec
G3A 1W7

418-878-2663

 

Passons maintenant au Mini-Putt de Rivière-du-Loup sur la rue Fraser.

60, rue Fraser
Rivière-du-Loup, QC
G5R 1C2

Tél. : 418 862-8448
Fax : 418 860-3325

Horaire :
Dimanche au mercredi : 10h à 22h
Jeudi au samedi : 10h à 23h

Propriétaires du Mini-Putt depuis mai 2014, Marc Malenfant et Diane Ouellet ont pris les choses en main afin de dynamiser ce restaurant de la rue Fraser à Rivière-du-Loup.

Marc, Diane et leur équipe vous ont concocté un savoureux nouveau menu. Hamburgers, poutines, trios et spéciaux sont toujours au rendez-vous pour votre plus grand plaisir. Pour emporter ou déguster sur place dans notre vaste et accueillante salle à manger, nos repas sont préparés avec soin et confectionnés à partir d’aliments du terroir régional.

Mets savoureux, vue sur le fleuve, 18 trous de mini-putt pour vous amuser… Vraiment, au Mini-Putt, c’est l’endroit par excellence en famille ou entre amis!

De manière générale, le Mini-Putt de RDL font des bonnes « puttines », comme le mentionnent leurs publicités. Il existe deux sortes de sauces, régulière et piquante, avec plusieurs possibilités de garnitures. Pour les buts de l’évaluation, j’ai choisi la sauce régulière sans garnitures spéciales. La sauce est très bonne, le fromage ne fait pas squick-squick autant qu’on le voudrait mais ce n’est pas dramatique. Sans être dramatique également, les frites pourraient être plus goûteuses à mon avis. Au final, ça donne quand même quelque chose d’intéressant. J’ai goûté également à la poutine pepperoni, avec du pepperoni grillé sur le dessus de la poutine et ce n’est pas mauvais non plus. Si vous avez envie d’une partie de mini-putt après votre « puttine », laissez-vous tenter. Vous pouvez y jouer jusqu’à tard le soir. Évidemment pas en hiver…

Anecdotes de musique : Depeche Mode – It’s No Good

Chaque moment important de notre vie est accompagné d’un petit quelque chose qui nous rappelle ce moment. Moi ce fut souvent la musique qui fut associée à ces moments. Pour plusieurs d’entre nous, ce fut le cas également. La musique nous rappellent des souvenirs, des émotions et des états d’esprit. Ce que je vous propose ici dans cette série d’articles sont des chansons qui m’ont marqué et qui me rappellent des anecdotes. Je vous parlerai des anecdotes qui ont ponctué également les artistes qui ont crée leur musique et ainsi que leurs clips. C’est le clip suivant qui m’a donné l’idée de ces articles.

 

En 1997, Depeche Mode annonce leur retour en force après une tournée qui s’est très mal déroulée. Le chanteur David Gahan était devenu junkie, a fait deux overdoses dont une qui a failli lui coûter la vie, Alan Wilder est devenu las des tensions dans le groupe et leur manque de considération envers son travail quitte le groupe et Andrew Fletcher était devenu dépressif durant la tournée. Après le simple Barrel of a Gun, DM lance son nouvel album Ultra en 1997 et lance simultanément le simple It’s No Good. 6 heures du matin, mon réveil-matin est réglé à la station CHIK 98,9 membre du réseau Énergie, et on part la toune au même moment que mon réveil-matin se déclenche. Tout un timing.

 

De leur propre aveu, le clip It’s No Good fut le clip dans lequel les membres restants du groupe, Gore, Gahan et Fletcher, ont eu le plus de plaisir à faire depuis un bon moment déjà. Même le réalisateur du clip Anton Corbijn fait un caméo au début du clip comme animateur de soirée en annonçant le groupe Depeche Mode avec It’s Too Good. Vous comprendrez le plaisir évident en visionnant le clip.

 

Télévision communautaire de Kamouraska : La Meute rate-t-elle sa cible ?

Ça fait deux fois que je remets la rédaction de ce billet. Et peut-être fort heureusement. Après la deuxième émission, j’avais presque jeté la serviette. Je trouvais que la Meute était très décevante. Dans l’article sur la présentation de l’émission dans la revue Rumeur du Loup de septembre dernier, on nous promettait de faire les choses différemment des médias traditionnels, d’être plus collé aux gens, à la communauté, d’être diversifié dans les propos et la réflexion. Sur papier, l’équipe présente un pedigree très intéressant, des gens de milieux quelque peu différents avec différents expériences de vie et de travail. Au final, du moins pour les trois premières émissions,  l’émission s’est enlisée dans un concept de chroniqueurs qui donnent leur opinion personnelle sur le thème abordé. Je mets de côté volontairement ici la partie culturelle qui remplit bien son mandat de parler culture et d’événements culturels dans le KRTB.

J’avais l’impression en regardant la meute d’entendre l’opinion personnelle  de gens qu’ils ont généralement de la politique, du droit de parole et des élections fédérales. Pour ce qui est de la troisième émission sur les élections fédérales, j’avais l’impression d’entendre des chroniques de Michel Hébert du Journal de Québec ou encore d’autres chroniqueurs d’autres médias traditionnels. Remarquez que je respecte le travail de Michel Hébert, mais c’était seulement pour vous illustrer à quel point j’avais une impression de redite en regardant la Meute. De plus, des problèmes techniques de microphone sont venus miner l’émission. Visiblement, le preneur de son a été très lent à réagir pour corriger le problème du micro du panéliste Sylvain Dionne dont on entendait ses commentaires en écho par le micro de Marie-Anne Rainville assise en face de lui. Heureusement qu’il a une voix portante. D’ailleurs, celui-ci ainsi que le chroniqueur Marc Fraser ont été les deux panélistes qui avaient chacun une expérience de travail la plus collée aux trois premiers thèmes abordés et qui sont venus sauver les meubles de l’émission plus d’une fois. Je ne dis pas cela parce que les autres panélistes ont été mauvais en soi. Je pense juste que j’aurais aimé avoir davantage leurs points de vue en rapport avec leurs expériences de vie ou de travail, ce qui nous aurait permis de poursuivre plus loin la réflexion et d’aller au cœur des préoccupations des gens. À ce sujet, j’aurais aimé avoir un animateur plus directif à certains moments, sortir des questions écrites sur sa feuille et poser des sous-questions pour amener certains panélistes peu habitués à la caméra et aux micros à parler davantage de l’implication des thèmes abordés en rapport avec leurs expériences personnelles de travail, de leur clientèle ou de ce qui les touche plus particulièrement.  Je dirais même pour l’animateur de se mettre à la place des spectateurs et spectatrices sur place ainsi que des téléspectateurs et téléspectatrices pour se demander ce qu’elles et ils veulent savoir et entendre.

Heureusement, pour la quatrième émission sur l’agriculture de proximité, on avait une panéliste, en l’occurrence Marie-Anne Rainville, qui a l’expérience de l’agriculture et du commerce artisanal. Elle a apporté plusieurs points très intéressants sur le sujet qui ont amené la réflexion là où on en s’attendait le moins. Je crois qu’il faut continuer sur cette lancée de la quatrième émission pour celles qui suivront. Il faut amener les panélistes à parler plus amplement de leur vécu personnel ou de leurs expériences de travail en lien avec le thème de l’émission.

Je vous mets ci-dessous les liens YouTube des quatre émissions de La Meute. Je vous invite à les regarder et à vous faire votre propre tête. Mais malgré mes commentaires ci-dessus, je crois que cette émission est digne d’intérêt. De toute façon, si ça avait été le contraire, je n’en aurais point discuté ici.