L’automobile dans toute sa banalité | Autonet.ca

Ici, je trouve que Jacques Duval tient un propos qui me rejoint. C’est vrai que depuis les années 90, et même un peu avant, les voitures sont d’un look généralement conservateur ou au mieux classique. Lorsque les gens iront dans une exposition de voitures anciennes dans une vingtaine d’années, ils ne verront pas beaucoup de belles voitures des années 80 à aujourd’hui. On dirait que les constructeurs ont misé sur des looks et des couleurs de peinture quelconques pour plaire à tout le monde et vendre un maximum de voitures.

Je me suis permis de retracer les voitures que le commun des mortels peut se procurer des années 90 à aujourd’hui qui auraient ne serait-ce qu’un look extérieur accrocheur qui va passer le temps. Ce ne sera certainement pas la Honda Civic 2015 berline avec ses feux arrières à la Pontiac Bonneville 1992 qui va faire partie de ce palmarès. Le texte de Jacques Duval va suivre ensuite.

 

Chrysler PT Cruiser

Qu’on l’aime ou non, le PT Cruiser de Chrysler a connu une certaine popularité pour son côté pratique mais aussi parce qu’il fut le premier à relancer la mode de voitures aux allures rétro. Il ressort du lot et son intérieur n’était pas vilain non plus avec ses inserts de couleur de la carrosserie. Dommage qu’il n’était pas fiable.

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Mini Cooper, Paceman et Countryman

Ce sont des petites voitures très agréables à conduire et leur look rétro est tout sauf banal. L’habitacle est bien fini et les assortiments de couleurs de la carrosserie et du toit nous mettent un sourire au visage à chaque fois qu’on les regarde.

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Dodge Caliber SRT4

Elle a attiré les regards avec son look de Dodge Magnum en format réduit. Déjà que le modèle de base est assez intéressant côté look extérieur, le modèle SRT4 tranche avec la monotonie avec son aileron arrière et ses bas de caisses. Dommage que le produit fut mauvais.

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Mazda 3

J’aime bien le look agressif de l’actuelle génération de la Mazda 3 avec son nez « de requin ». Il va certainement être plus mémorable que le look de la génération précédente avec sa grille en forme de visage du bonhomme Carnaval.  La finition intérieure est sérieuse mais aussi austère avec l’omniprésent noir.

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Mitsubishi Lancer

L’actuelle version de la Mitsubishi Lancer, avec son nez de requin traverse le temps et a donné le ton lors de son lancement afin que les autres constructeurs dynamisent le look de leurs compactes. Cependant, on n’a pas mis le même enthousiasme pour la finition de l’intérieur.

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Chrysler 300, Dodge Charger, Dodge Magnum

Daimler-Chrysler, à l’époque, a décidé de relancer au milieu des années 2000 le segment des berlines pleine grandeur en inaugurant le trio Chrysler 300, Dodge Charger et Dodge Magnum. Si ce dernier n’est plus depuis quelques temps déjà, la Chrysler 300 rappelle son homonyme des années 50 tandis que la Charger rappelle les Pony Cars de la fin des années 60, début des années 70. Belles gueules et bonnes voitures basées sur la classe E chez Mercedes-Benz du début des années 2000.

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Ford Mustang

Le Ford Mustang n’a pas toujours impressionné côté look. Qu’on se remémore la Mustang II des années 70. En plus d’être misérable côté performance, elle était plutôt laide. Mais depuis la refonte à la fin des années 90, la Mustang est redevenu attirante au regard.

 

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Mazda Miata

Depuis plus de 25 ans, la Mazda Miata MX-5 a toujours détourné les regards par un look accrocheur qui s’est bonifié avec le temps et sa conduite agréable.

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Saturn Sky/Pontiac Solstice

Ces deux jumelles auraient pu détrôner la Mazda Miata dans le segment des cabriolets. Mais ces voitures n’étaient pas à la hauteur côté performance et tenue de route. Ma préférence va à la Saturn Sky qui est selon moi la plus belle Saturn jamais construite et un des plus beau cabriolet de tous les temps.

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Chevrolet Camaro/Pontiac Firebird

Les amateurs de Pony Cars des années 90 avaient la possibilité de choisir entre le duo Chevrolet Camaro/Pontiac Firebird au look géant avec des performances tout aussi géantes. L’édition 2015 de la Camaro impressionne toujours côté look avec un rappel des Camaro des années 60.

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Isuzu Impulse/Asüna Sunfire

Le début des années 90 était l’époque des coupés d’allure sport avec les Eagle Talon, les Mazda MX3-Precidia et autres moins glorieux Hyundai Scoupe et Toyota Paseo. La Isuzu Impulse a retenu mon attention à cause de son look européen et de sa fameuse suspension conçue par Lotus.

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Toyota MR2/Subaru BRZ/Scion FR-S

Dans les années 80, Toyota avait créé le MR2, un petit coupé à moteur central mémorable avec un look sportif en version de poche. Visiblement, Subaru et Toyota s’en ont inspiré dans leur projet conjoint des BRZ et Scion-FR-S et ont toujours fier allure.

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L’automobile dans toute sa banalité | Autonet.ca.

À quoi ressembleront les expositions de voitures anciennes dans une trentaine d’années?

 

Voilà la question que je me pose chaque été au mois d’août après ma visite au grand rassemblement du VAQ (Voitures anciennes du Québec) qui se tient dans le magnifique paysage de la rivière Richelieu, à Chambly.

Aujourd’hui, on peut se donner un torticolis à admirer les formes particulières d’une Chevrolet Bel Air de 1955, d’une Jaguar XK 150 1968, d’une Buick Riviera GS 1965, d’une Chrysler 300 F de 1960, d’une Ford Fairlane Skyline 1959 et même d’une Volkswagen Beetle originale.

Toutes des voitures qui affichent un style propre avec des couleurs flamboyantes et des tableaux de bord qui pourraient être des tableaux d’art tellement l’originalité est de mise. Le spectacle est à la fois coloré et fidèle à une époque où l’automobile s’éclatait par ses formes inattendues et ses palettes de couleur.

Un saut dans le temps

Reportons-nous maintenant en 2050 et essayons de faire le tour d’une expo de modèles historiques. Allons-nous nous extasier dans 35 ans d’ici devant une Chevrolet Malibu de 2015, une Toyota Camry de dernière génération, une Ford Fusion de la même cuvée, une Hyundai Sonata ou je ne sais plus trop quelle berline anonyme que l’on ne saurait identifier parce qu’elle ressemble aux autres comme deux gouttes d’eau?

Tiens, la semaine dernière, je conduisais une Jaguar XF et j’avais du mal à la repérer dans le terrain de stationnement tellement elle se noyait dans le décor avec ses contemporaines. Sans compter que ces voitures du futur seront toutes de la même couleur ou presque, oscillant entre l’incontournable gris argent, le noir, le blanc, le bleu et toutes ces teintes timides d’un ennui souverain.

Regardez autour de vous et dites-moi si vous voyez des voitures étincelantes qui se démarquent des autres, qui sortent carrément de cet ordinaire qui est le lot de 99% des voitures vendues en 2015.

Je doute que nos descendants se gargarisent de superlatifs pour décrire ce qu’ils auront vu à l’exposition annuelle du VAQ. On dira que les années de 1990 à 2015 furent une page bien fade, voire insignifiante de l’histoire de l’automobile avec des modèles sans panache aucun.

D’accord, on aura bien ça et là une Ferrari, une Lamborghini ou une Aston Martin pour rehausser un peu le spectacle, mais ces modèles ne pourront être vus comme le reflet de ce qu’était l’automobile de la rue en 2015. La voiture de monsieur Tout-le-Monde aura davantage sa place dans un cimetière d’autos que sous les feux de la rampe d’une quelconque manifestation exhibant la passivité des constructeurs automobiles de l’époque. Consternant.

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Comment l’obsession anti-syndicale a tué Target

L’auteur du blogue Iris fait état de la stratégie pour Target de racheter uniquement que les baux de Zeller’s plutôt que de racheter également les magasins ce qui aurait pu permettre de régler la question de l’approvisionnement, de garder les magasins ouverts tout en les rénovant mais aussi de devoir conjuguer avec les syndicats, les conventions collectives et les conditions de travail… Selon lui, Target a signé son échec en achetant que les baux.

IRIS – Blogue – Comment l’obsession anti-syndicale a tué Target.

Radio : Québec vs Montréal

Un article intéressant au sujet des différences entre la radio de Québec et de Montréal…

L’approche éditoriale des radios de Québec, jugée plus agressive, n’explique pas le hiatus avec la métropole. Le profil des animateurs de la radio parlée montréalaise, plus consensuel, jouerait aussi beaucoup comme facteur de différenciation entre les deux villes.

«Les patrons veulent obtenir un impact rapidement, avec des noms de vedettes que tu peux mettre sur les panneaux publicitaires, mais sans savoir s’ils sont de bons raconteurs live. À Montréal, ceux qui font de la radio n’ont jamais eu le goût d’en faire. C’est arrivé par accident. Ça fait une grosse différence. À Québec, ceux qui font de la radio en sont amoureux.»

Une opinion partagée par Alain Dufresne, le directeur du Collège Radio Télévision de Québec, qui a roulé sa bosse dans presque toutes les stations de Québec. «La radio de Montréal est une radio de personnalités issues du monde du divertissement; celle de Québec en est une d’artisans. À Québec, il est plus facile de rassembler les auditeurs autour d’un même sujet. C’est impossible à Montréal, où l’on tente de faire une radio universelle qui plaît à la moitié de la population.»

Malgré l’omniprésence des stations privées, les deux radios communautaires de Québec, CKRL et CKIA, réussissent à tirer leur épingle du jeu grâce à l’appui d’un bassin d’inconditionnels et d’éprouvantes contorsions budgétaires.

«Les stations de radio parlée à Québec prennent beaucoup de place, mais je ne les ai jamais vues comme des concurrents. Nous sommes plutôt complémentaires», explique Dany Fortin, directeur général de CKRL, la plus ancienne radio communautaire francophone.

Doit-on s’en étonner, l’argent demeure le nerf de la guerre pour cette institution fondée en 1973 et dont la programmation est axée sur l’information culturelle locale. «Ce n’est pas facile de trouver sa place et d’aller chercher sa part de la tarte publicitaire qui est de plus en plus mince, ajoute M. Fortin. Il faut être imaginatif dans la façon d’attirer la clientèle.»

Article complet : http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/television-et-radio/201501/03/01-4832348-la-radio-de-quebec-et-de-montreal-deux-solitudes.php

Ma critique du Bye-Bye 2014 et pourquoi on va trouver de moins en moins drôles les Bye-Bye

Commençons par le commencement, par le Bye-Bye 2014 lui-même. D’un point de vue technique, il était très fort ce Bye-Bye. Tout tournait au quart de tour, les maquillages et les décors étaient sans faille ou presque, et le talent des comédiens était au rendez-vous. Ces derniers sont en forme, dynamiques et talentueux. Ils nous font oublier le jeu beaucoup plus statique généralement de tous les Bye-Bye d’anciennes générations. Loin de moi de vouloir occulter le talent des Yves Jacques, les Cyniques, Pauline Martin, Dominique Michel et autres René Simard et Olivier Guimond, mais il faut se rendre compte que les vieux sketchs vieillissent mal, même ceux que l’on appelle les Grands Classiques. On les trouvait drôle dans le temps mais aujourd’hui beaucoup moins. Peut-être que nous étions moins exigeant ou que l’offre des revues de fin d’année était moins alléchante. Peut-être bien aussi l’effet de nouveauté de la télévision dans les années 50 et 60. Jusque dans les années 80, les revues de fin d’année de Radio-Canada étaient basés sur quelques blagues pour se défouler, des sketchs humoristiques et beaucoup de numéros de variétés ou de music-hall. Une exception, l’année avec les Cyniques où la satire était nettement plus présente. Les références culturelles étaient pas mal les mêmes pour tout l’auditoire dans ces « Bye-Bye ». Avec les années 80 et 90, de nouveaux comédiens sont apparus, la continuité avec Dominique Michel et le running gag de ses derniers Bye-Bye. C’est d’ailleurs avec les Bye-Bye des années 80 que ceux-ci furent plus critiqués. On a délaissé le côté variétés et entertainement pour se tourner vers principalement des sketchs ou des sketchs musicaux avec une nouvelle génération d’humoristes et de comédiens de talent. Les références changent, les maquillages s’améliorent et le jeu des comédiens se raffine. Il y a eu aussi les Bye-Bye en direct avec Dominique Michel, Patrice Lécuyer et René Simard entre autres. Malgré la qualité des gags et des comédiens en place, le rythme irrégulier, surtout entre les numéros, et la pauvreté des décors brisaient le spectacle. Une époque de coupures budgétaires… Nous avons eu au milieu des années 2000 les Bye-Bye « nostalgiques » avec le retour de Rock et Belles Oreilles. Ce qui me ramène aux Bye-Bye de la présente génération, la génération Louis Morissette.

Louis Morissette et son équipe de production ont su recruter une équipe de comédiens/humoristes de talent. Probablement la meilleure équipe de tous les temps, la plus équilibré du moins. Vous allez me dire sûrement : et le duo Guimond-Drouin, et Dominique Michel ? Je vous l’accorde, ils sont excellents, extraordinaires même. Mais le spectacle reposait bien souvent sur leurs seules épaules.

Toujours est-il que l’édition 2014 du Bye-Bye est sûrement d’un point de vue technique la plus aboutie pour les raisons que j’ai décrites en début d’article. Ce Bye-Bye poursuit la tendance de ces dernières années à savoir une revue d’année éclatée et surtout sarcastique. Moins drôle et plus sarcastique pour se moquer de ceux et celles qui nous affligent. N’est-ce pas le but d’un Bye-Bye finalement. Des spectacles d’humoristes, de variétés et de comédies, il y en a à l’année longue à la télé et dans les salles de spectacles de la province si vous voulez vous distraire.Certains téléspectateurs disent par ailleurs qu’il y avait trop de politique. Il aurait été difficile d’écarter les sujets des élections provinciales 2014, le régime austérité des Libéraux, la Commission Charbonneau, le procès de Lise Thibault et le mode préélectoral des élections fédérales 2015.

J’ajouterais enfin, à l’instar d’autres chroniqueurs télé, que les références culturelles que l’on retrouve dans les Bye-Bye de l’équipe Morissette sont variées, avec la musique, internet, les films, etc. Certains y voient une difficulté pour apprécier toute la saveur des gags car il est difficile de les reconnaître et voudraient quelque chose de plus mainstream, d’autres y voient un populisme de bas de gamme. Moi, au contraire, j’y voit quelque chose qui se raffine, qui se complexifie. L’équipe Morissette n’y va pas avec le plus petit dénominateur commun pour ratisser large. Elle nous montre différentes facettes culturelles de notre vie d’aujourd’hui. Si en plus de sourire aux gags et d’être diverti, vous découvrez de nouvelles choses culturellement parlant, tant mieux. Ceci dit, plusieurs gags de ce Bye-Bye étaient bons : La tite reine, le numéro de départ avec l’argent sur les convoyeurs, En mode Chaudaille, la parodie de la pub Trivago, Quel âge me bitchez-vous ? (avec un Pierre Brassard excellent en Jean Airoldi) et l’hommage à Gilles Latulippe et Paul Buissonneau dans une parodie de Symphorien. Certains textes étaient évidemment moins réussis, c’est inévitable dans un sens. Par contre, il n’y a pas eu de blagues trop déplacées ou controversées.

Ce qu’il y a à retenir dans cette édition 2014 en ce qui me concerne, c’est que le Bye-Bye cherche moins à faire rire qu’à être un exutoire de défoulement dans une année marquée par la corruption politique et l’austérité. Même Infoman, l’émission qui précédait le Bye-Bye, avec son humour nettement plus bon enfant était moins drôle qu’à l’habitude à cause de cela.

Je vous laisse avec cet article de Marie-Claude Ducas du Journal de Montréal qui traite du Bye-Bye et de certaines raisons pour lesquelles les spectateurs vont le trouver de moins en moins drôle avec les années.

Faire un Bye bye en 2014 (ou 2015), comporte des défis qui n’existaient pas auparavant, et qui ne vont que s’amplifier. Voici pourquoi.

Le Bye bye est chaque année un succès… dont à peu près personne n’est vraiment content. C’est comme cela que j’ai trouvé à résumer, d’entrée de jeu,lors de l’échange avec Thérèse Parisien, animé par Louis Lacroix sur les ondes du 98,5 FM ce vendredi 2 janvier au sujet du Bye bye 2014.

Un succès ? Ça vient de se confirmer encore une fois: selon les chiffres préliminaires dévoilés par Radio-Canada, 2 902 000 téléspectateurs étaient à l’écoute le 31 débembre, entre 23 h et 24 h. Et une fois compilés les reprises et les enregistrements, ce chiffre va encore grimper. Mais le chiffre préliminaire représente même déjà une hausse par rapport à celui de l’an dernier, qui était de 2 859 000. Donc, difficile de décrire autrement que comme un succès un show qui arrive ainsi à attirer, année après année, une part aussi impressionnante de la population adulte au Québec.

Mais ça satisfait peu l’auditoire… et ça ne s’améliorera pas. Bien sûr, tout le monde a toujours son opinion, et les plus insatisfaits sont les premiers à l’exprimer: trop « à gauche », et pas en phase avec « le vrai monde » dans le choix des sujets et des têtes de Turc; trop de chansons. Alouette… C’est un peu normal qu’une émission aussi attendue et regardée suscite autant d’opinion différentes. Mais en même temps, c’est clair que, faire un Bye bye en 2014 (ou 2015), comporte en plus des défis qui n’existaient pas auparavant, et qui ne vont que s’amplifier. Voici lesquels.

L’encombrement télévisuel. Dans le créneau de la satire liée à l’actualité, le Bye bye a beaucoup plus de concurrence qu’avant, à longueur d’année. Il y a maintenant diverses émissions, qui, au fil de la saison, font leur miel de l’actualité politique, et autre: que ce soit Gérard D. Laflaque, Brassard en direct, SNL Québec, et même une émission comme Les Appendices… Sans parler de ce que fait À la semaine prochaine, à la radio de Radio-Canada… C’est un défi de plus en plus compliqué, d’arriver à la fin de l’année avec quelque chose qui va décaper et surprendre, à cet égard.

La concurrence des réseaux sociaux. J’avais prédit qu’on verrait une parodie de la fameuse pub de Trivago… Celle du Bye bye était drôle. Mais en même temps, on en avait déjà vu circuler sur les médias sociaux. Et c’est comme cela pour plein d’évènements et d’enjeux qui émergent en cours d’année: les scripteurs du Bye bye ont maintenant comme concurrence les membres du public, qui peuvent désormais partager leurs trouvailles et leurs productions à grande échelle via les réeaux sociaux.

L’éclatement des références culturelles. C’est une des choses que j’ai soulignées lors du segment au 98,5FM. Et, je trouve que des commentaires sur ce billet de Lise Ravary, tombent à pic à cet égard: «À l’instar d’une majorité des Québécois, je n’avais pas le vu film La petite reine, et je n’ai donc pu apprécier à sa juste valeur le sketch sur Lise Thibault. (…) Je ne connaissais pas non plus le succès de l’été 2014 All about that bass de Meghan Trainor. (…) J’adore Stromae.Papaoutai est une chanson géniale. Mais je ne connaissais pas le vidéoclip.» Exactement. Et, ce genre de divergences vont aller en s’amplifiant: on est, beaucoup moins qu’avant, exposés aux mêmes émisisons, aux mêmes publcitiés, aux mêmes films, et même au mêmes vidéoclips…  Une référence culturelle évidente pour ceux qui appartiennent à une certaine tranche d’âge, ou partagent un certain centre d’intérêt, va être complètement inconnue pour d’autres. Et, avec des références plus éclatées qu’avant, c’est de plus en plus difficile de faire des parodies instantanément reconnaissables par la majorité de l’auditoire…

Une remarque sur les pubs. En marge de ces commentaires, je ne finis jamais de m’étonner qu’on ne trouve pas davantage d’annonceurs pour tirer parti de cet évènement télévisuel sans égal. Un commentaire que j’ai vu passer sur Twitter résumais tout: « Le Bye bye 2014, c’est comme notre Super Bowl mais avec que des mauvaises pubs » Exactement… Et quand, pendant quelques secondes, on se demande si on a affaire à une parodie ou à une vraie pub, c’est que ce n’est vraiment pas brillant… Tant qu’à dépenser de l’argent pour du temps d’antenne lors d’une occasion comme celle-là, n’y aurait-il pas moyen de mieux en tirer parti? Et de tirer parti, aussi, du « buzz » qu’on pourrait générer à cet égard, sur les réseaux sociaux, par exemple. Chapeau quand même, à cet égard, au « karaoke » mis au point par Métro, une initative vraiment pas banale. On en voudrait davantage. Et aussi, à la pub de Weight Watchers, dont ce n’est pas d’ailleurs la première incursion au Bye bye.

Qu’en pensez-vous ?

Source : http://www.journaldemontreal.com/2015/01/02/bye-bye-pourquoi-on-les-trouve-de-moins-en-moins-droles

Réflexions sur la Guignolée des Médias

Aujourd’hui, dans quelques heures, tous les médias électroniques, télévision, radio, etc. vont mener une vaste opération pour recueillir des denrées et les offrir aux plus démunis de notre société. Un geste tout à fait louable certes mais qui me questionne tout le temps. Ce qui va suivre va probablement manquer de cohésion. Je veux juste lancer des pistes de réflexion

Il va sans dire qu’à ce temps-ci de l’année, manquer de nourriture est probablement pire. Les Fêtes sont un moment où l’image de l’abondance apparaît plus souvent qu’autrement : les cadeaux, la nourriture, la famille réunie. Promouvoir la collecte de denrées avec une opération concertée des médias est donc fort louable. J’espère que tous les médias ne le font pas pour faire les « m’as-tu-vu » ou encore pour se faire du capital-social sur le dos des démunis en sollicitant la pitié des citoyens.

Je trouve par ailleurs, que l’on en parle trop peu de la pauvreté durant le reste de l’année, à part bien souvent pour illustrer des statistiques provenant d’études du genre catégoriser les classes, pauvre, moyenne et aisée, des statistiques sur l’inflation ou encore sur les augmentations d’impôts, de taxes de la part des gouvernements et qui affaiblissent les classes moyenne et pauvre. On voit rarement des reportages sur la réalité des gens pauvres, des solutions qui s’offrent ou pourraient s’offrir à eux pour les sortir du cercle vicieux de la pauvreté. On voit rarement des reportages sur la réalité des organismes communautaires qui interviennent auprès de ces gens.

Je ne peux m’empêcher de trouver enfin que les médias donnent l’impression de faire une grande opération de collecte de denrées pour se donner bonne conscience pour le reste de l’année où l’on va se préoccuper de bien d’autres choses, des choses plus payantes médiatiquement parlant. On semble s’acheter des « air lousses », comme disait un humoriste québécois, en faisant ce genre d’opération à grand déploiement.

Jamais je ne dirai de ne pas donner à ces collectes, encore moins les boycotter. Cependant, je pense que les médias ont un rôle important à jouer dans la connaissance et la compréhension de la situation des pauvres au Québec et ailleurs dans le monde afin de trouver des solutions efficaces et concrètes ainsi que de faire connaître et valoriser le travail sur le terrain qui s’y fait déjà. Un rôle dont les médias ne semblent pas conscients ou pire peu volontaires à s’y engager.