Les 100 ans du Théâtre Princesse

Pour souligner le 100e anniversaire du Théâtre (et cinéma) Princesse, établissement situé à Rivière-du-Loup sur la rue Lafontaine, une oeuvre de Youri Blanchet, prof d’arts au CEGEP de Rivière-du-Loup, a été inaugurée le 15 septembre dernier sur le trottoir due l’édifice centenaire. Il s’agit d’une reproduction du célèbre Charlie Chaplin. Plutôt saisissant. En espérant que l’oeuvre va être retiré lors des premières neiges pour ne pas qu’elle soit endommagée par les charrues.

 

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Ma critique du Bye-Bye 2014 et pourquoi on va trouver de moins en moins drôles les Bye-Bye

Commençons par le commencement, par le Bye-Bye 2014 lui-même. D’un point de vue technique, il était très fort ce Bye-Bye. Tout tournait au quart de tour, les maquillages et les décors étaient sans faille ou presque, et le talent des comédiens était au rendez-vous. Ces derniers sont en forme, dynamiques et talentueux. Ils nous font oublier le jeu beaucoup plus statique généralement de tous les Bye-Bye d’anciennes générations. Loin de moi de vouloir occulter le talent des Yves Jacques, les Cyniques, Pauline Martin, Dominique Michel et autres René Simard et Olivier Guimond, mais il faut se rendre compte que les vieux sketchs vieillissent mal, même ceux que l’on appelle les Grands Classiques. On les trouvait drôle dans le temps mais aujourd’hui beaucoup moins. Peut-être que nous étions moins exigeant ou que l’offre des revues de fin d’année était moins alléchante. Peut-être bien aussi l’effet de nouveauté de la télévision dans les années 50 et 60. Jusque dans les années 80, les revues de fin d’année de Radio-Canada étaient basés sur quelques blagues pour se défouler, des sketchs humoristiques et beaucoup de numéros de variétés ou de music-hall. Une exception, l’année avec les Cyniques où la satire était nettement plus présente. Les références culturelles étaient pas mal les mêmes pour tout l’auditoire dans ces « Bye-Bye ». Avec les années 80 et 90, de nouveaux comédiens sont apparus, la continuité avec Dominique Michel et le running gag de ses derniers Bye-Bye. C’est d’ailleurs avec les Bye-Bye des années 80 que ceux-ci furent plus critiqués. On a délaissé le côté variétés et entertainement pour se tourner vers principalement des sketchs ou des sketchs musicaux avec une nouvelle génération d’humoristes et de comédiens de talent. Les références changent, les maquillages s’améliorent et le jeu des comédiens se raffine. Il y a eu aussi les Bye-Bye en direct avec Dominique Michel, Patrice Lécuyer et René Simard entre autres. Malgré la qualité des gags et des comédiens en place, le rythme irrégulier, surtout entre les numéros, et la pauvreté des décors brisaient le spectacle. Une époque de coupures budgétaires… Nous avons eu au milieu des années 2000 les Bye-Bye « nostalgiques » avec le retour de Rock et Belles Oreilles. Ce qui me ramène aux Bye-Bye de la présente génération, la génération Louis Morissette.

Louis Morissette et son équipe de production ont su recruter une équipe de comédiens/humoristes de talent. Probablement la meilleure équipe de tous les temps, la plus équilibré du moins. Vous allez me dire sûrement : et le duo Guimond-Drouin, et Dominique Michel ? Je vous l’accorde, ils sont excellents, extraordinaires même. Mais le spectacle reposait bien souvent sur leurs seules épaules.

Toujours est-il que l’édition 2014 du Bye-Bye est sûrement d’un point de vue technique la plus aboutie pour les raisons que j’ai décrites en début d’article. Ce Bye-Bye poursuit la tendance de ces dernières années à savoir une revue d’année éclatée et surtout sarcastique. Moins drôle et plus sarcastique pour se moquer de ceux et celles qui nous affligent. N’est-ce pas le but d’un Bye-Bye finalement. Des spectacles d’humoristes, de variétés et de comédies, il y en a à l’année longue à la télé et dans les salles de spectacles de la province si vous voulez vous distraire.Certains téléspectateurs disent par ailleurs qu’il y avait trop de politique. Il aurait été difficile d’écarter les sujets des élections provinciales 2014, le régime austérité des Libéraux, la Commission Charbonneau, le procès de Lise Thibault et le mode préélectoral des élections fédérales 2015.

J’ajouterais enfin, à l’instar d’autres chroniqueurs télé, que les références culturelles que l’on retrouve dans les Bye-Bye de l’équipe Morissette sont variées, avec la musique, internet, les films, etc. Certains y voient une difficulté pour apprécier toute la saveur des gags car il est difficile de les reconnaître et voudraient quelque chose de plus mainstream, d’autres y voient un populisme de bas de gamme. Moi, au contraire, j’y voit quelque chose qui se raffine, qui se complexifie. L’équipe Morissette n’y va pas avec le plus petit dénominateur commun pour ratisser large. Elle nous montre différentes facettes culturelles de notre vie d’aujourd’hui. Si en plus de sourire aux gags et d’être diverti, vous découvrez de nouvelles choses culturellement parlant, tant mieux. Ceci dit, plusieurs gags de ce Bye-Bye étaient bons : La tite reine, le numéro de départ avec l’argent sur les convoyeurs, En mode Chaudaille, la parodie de la pub Trivago, Quel âge me bitchez-vous ? (avec un Pierre Brassard excellent en Jean Airoldi) et l’hommage à Gilles Latulippe et Paul Buissonneau dans une parodie de Symphorien. Certains textes étaient évidemment moins réussis, c’est inévitable dans un sens. Par contre, il n’y a pas eu de blagues trop déplacées ou controversées.

Ce qu’il y a à retenir dans cette édition 2014 en ce qui me concerne, c’est que le Bye-Bye cherche moins à faire rire qu’à être un exutoire de défoulement dans une année marquée par la corruption politique et l’austérité. Même Infoman, l’émission qui précédait le Bye-Bye, avec son humour nettement plus bon enfant était moins drôle qu’à l’habitude à cause de cela.

Je vous laisse avec cet article de Marie-Claude Ducas du Journal de Montréal qui traite du Bye-Bye et de certaines raisons pour lesquelles les spectateurs vont le trouver de moins en moins drôle avec les années.

Faire un Bye bye en 2014 (ou 2015), comporte des défis qui n’existaient pas auparavant, et qui ne vont que s’amplifier. Voici pourquoi.

Le Bye bye est chaque année un succès… dont à peu près personne n’est vraiment content. C’est comme cela que j’ai trouvé à résumer, d’entrée de jeu,lors de l’échange avec Thérèse Parisien, animé par Louis Lacroix sur les ondes du 98,5 FM ce vendredi 2 janvier au sujet du Bye bye 2014.

Un succès ? Ça vient de se confirmer encore une fois: selon les chiffres préliminaires dévoilés par Radio-Canada, 2 902 000 téléspectateurs étaient à l’écoute le 31 débembre, entre 23 h et 24 h. Et une fois compilés les reprises et les enregistrements, ce chiffre va encore grimper. Mais le chiffre préliminaire représente même déjà une hausse par rapport à celui de l’an dernier, qui était de 2 859 000. Donc, difficile de décrire autrement que comme un succès un show qui arrive ainsi à attirer, année après année, une part aussi impressionnante de la population adulte au Québec.

Mais ça satisfait peu l’auditoire… et ça ne s’améliorera pas. Bien sûr, tout le monde a toujours son opinion, et les plus insatisfaits sont les premiers à l’exprimer: trop « à gauche », et pas en phase avec « le vrai monde » dans le choix des sujets et des têtes de Turc; trop de chansons. Alouette… C’est un peu normal qu’une émission aussi attendue et regardée suscite autant d’opinion différentes. Mais en même temps, c’est clair que, faire un Bye bye en 2014 (ou 2015), comporte en plus des défis qui n’existaient pas auparavant, et qui ne vont que s’amplifier. Voici lesquels.

L’encombrement télévisuel. Dans le créneau de la satire liée à l’actualité, le Bye bye a beaucoup plus de concurrence qu’avant, à longueur d’année. Il y a maintenant diverses émissions, qui, au fil de la saison, font leur miel de l’actualité politique, et autre: que ce soit Gérard D. Laflaque, Brassard en direct, SNL Québec, et même une émission comme Les Appendices… Sans parler de ce que fait À la semaine prochaine, à la radio de Radio-Canada… C’est un défi de plus en plus compliqué, d’arriver à la fin de l’année avec quelque chose qui va décaper et surprendre, à cet égard.

La concurrence des réseaux sociaux. J’avais prédit qu’on verrait une parodie de la fameuse pub de Trivago… Celle du Bye bye était drôle. Mais en même temps, on en avait déjà vu circuler sur les médias sociaux. Et c’est comme cela pour plein d’évènements et d’enjeux qui émergent en cours d’année: les scripteurs du Bye bye ont maintenant comme concurrence les membres du public, qui peuvent désormais partager leurs trouvailles et leurs productions à grande échelle via les réeaux sociaux.

L’éclatement des références culturelles. C’est une des choses que j’ai soulignées lors du segment au 98,5FM. Et, je trouve que des commentaires sur ce billet de Lise Ravary, tombent à pic à cet égard: «À l’instar d’une majorité des Québécois, je n’avais pas le vu film La petite reine, et je n’ai donc pu apprécier à sa juste valeur le sketch sur Lise Thibault. (…) Je ne connaissais pas non plus le succès de l’été 2014 All about that bass de Meghan Trainor. (…) J’adore Stromae.Papaoutai est une chanson géniale. Mais je ne connaissais pas le vidéoclip.» Exactement. Et, ce genre de divergences vont aller en s’amplifiant: on est, beaucoup moins qu’avant, exposés aux mêmes émisisons, aux mêmes publcitiés, aux mêmes films, et même au mêmes vidéoclips…  Une référence culturelle évidente pour ceux qui appartiennent à une certaine tranche d’âge, ou partagent un certain centre d’intérêt, va être complètement inconnue pour d’autres. Et, avec des références plus éclatées qu’avant, c’est de plus en plus difficile de faire des parodies instantanément reconnaissables par la majorité de l’auditoire…

Une remarque sur les pubs. En marge de ces commentaires, je ne finis jamais de m’étonner qu’on ne trouve pas davantage d’annonceurs pour tirer parti de cet évènement télévisuel sans égal. Un commentaire que j’ai vu passer sur Twitter résumais tout: « Le Bye bye 2014, c’est comme notre Super Bowl mais avec que des mauvaises pubs » Exactement… Et quand, pendant quelques secondes, on se demande si on a affaire à une parodie ou à une vraie pub, c’est que ce n’est vraiment pas brillant… Tant qu’à dépenser de l’argent pour du temps d’antenne lors d’une occasion comme celle-là, n’y aurait-il pas moyen de mieux en tirer parti? Et de tirer parti, aussi, du « buzz » qu’on pourrait générer à cet égard, sur les réseaux sociaux, par exemple. Chapeau quand même, à cet égard, au « karaoke » mis au point par Métro, une initative vraiment pas banale. On en voudrait davantage. Et aussi, à la pub de Weight Watchers, dont ce n’est pas d’ailleurs la première incursion au Bye bye.

Qu’en pensez-vous ?

Source : http://www.journaldemontreal.com/2015/01/02/bye-bye-pourquoi-on-les-trouve-de-moins-en-moins-droles

Fausse controverse autour d’une déclaration de Marie-Josée Taillefer

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À la suite d’un commentaire durant la présentation du Gala des prix Gémeaux, une fausse controverse a été monté au sujet de Marie-Josée Taillefer et de la Charte des valeurs québécoises. Elle a précisé sa pensée avec Paul Arcand ce matin :

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=190498

Arts : toile de Luciébert 2004, oeuvre sans nom.

Il est rare que je poste un article sous la rubrique Arts mais je vous propose ici un coup de cœur.

Pardon pour la qualité des photos prises par un cellulaire cependant. Pour la petite histoire, l’Hôpital Saint-François-d’Assise à Québec a déjà abrité un centre de désintoxication Domrémy et c’est probablement la dernière trace du passage de ce centre qui a fermé ses portes probablement aux alentours de 2007-2008. Une toile de Luciébert de 2004, peinte dans le cadre d’un Atelier de libération artistique et créative, demeure dans un local que je ne nommerai pas par souci de décence. Je voyais régulièrement l’endos de la toile et j’étais toujours intrigué de savoir ce qu’il en était. Je me suis décidé de photographier le tout hier. J’ai été agréablement surpris par la qualité de l’oeuvre, les couleurs utilisées et l’émotion représentée.

Sur les photos, on voit l’endos de la toile avec l’indication et le dessin d’une certaine Louise Thiboutot, l’oeuvre entière ainsi que des images de certaines parties de l’oeuvre. Les couleurs de rose et d’orange sont saisissantes et l’on peut voir les sentiments de tristesse et de désespoir, entre autres, qui devaient habiter l’artiste au moment de peindre la toile en question. Un expert en peinture pourrait vous décrire mieux que moi l’oeuvre dans son ensemble.