La corde à linge

Deux chroniques dans les journaux m’ont particulièrement frappé dans la dernière semaine. D’abord, Sophie Durocher dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec a écrit une chronique au sujet de la sortie de Star Wars et de la folie autour des produits dérivés. Et aussi de l’obsession de Disney à vouloir contrôler l’information avant la sortie du film. Disney, c’est Disney. C’est une manufacture à billets verts. Acheter les droits pour produire la nouvelle trilogie a coûté très cher et les gens chez Disney veulent très certainement rentabiliser leur investissement. Rien à dire jusque là sauf lorsqu’elle s’attaque aux fans. Les fans vont aller voir quand même le film malgré toutes les babioles et tous les produits alimentaires à l’effigie de Star Wars. Mais tant qu’à faire pourquoi ne pas faire la même chose avec tous les mêmes gugusses à l’effigie des produits Disney ? Vous savez, Histoires de Jouets, Frozen et bien d’autres films d’animation qui en plus eux s’adressent aux enfants. Pourquoi s’attaquer uniquement à Star Wars ? Je présume qu’elle n’aime pas la série de films et que le brouhaha autour de Star Wars la dérange plus que le même brouhaha autour de Frozen, des Minions et des autres films d’animation à la mode ces temps-ci. Où est donc l’intérêt d’écrire cette chronique ?

L’autre chronique fut paru en fin de semaine dans le journal La Presse sous la plume de Nathalie Petrowski. Cette chronique portait encore sur la « fameuse radio-poubelle ». Au lendemain des BBM à Québec, Mme Petrowski, dans un élan de génie (lire ici tout le sarcasme), décide de descendre à Québec pour interroger les artisans de cette fameuse radio-poubelle. Wow ! Encore un article sur ce sujet, comme si on ne l’avait déjà pas assez épuisé comme ça. Comme le soulignait l’auteure, la radio dite poubelle est présente depuis au moins  les années 90 et c’est depuis au moins ces années-là que des « outsiders », principalement de Montréal, tentent de décrire le phénomène sans trop de succès, probablement parce qu’on est trop collé sur l’histoire Chiasson-Fillion-CHOI FM. Évidement, et malheureusement pour Petrowski, les artisans de cette radio ont vu ce qui s’est passé et ce qui s’écrit depuis le passage de Jeff Fillion à Tout le Monde en Parle avec « M. Cartron » et ont refusé pour la très grande majorité d’entre eux les demandes d’entrevues avec madame. Car ils savent trop bien que Petrowski va rapporter la même bouette que depuis 2004, ce qui fut le cas d’ailleurs. Donc, où est l’intérêt d’écrire une xième chronique sur le sujet ? Quel est l’intérêt de traiter dans une chronique de la même façon de ce qui est dénoncé de la façon de faire de ces radios : raccourcis intellectuels, préjugés et désinformation. Qu’est-ce qui justifie d’utiliser la même méthode malicieuse pour dénoncer la méthode malicieuse d’autres médias, sinon entretenir des guéguerres aussi puériles qu’inutiles ? Probablement parce que c’est plus facile et rentable de faire les commères de corde à linge que d’écrire des articles aussi instructifs qu’intéressants pour la population.

C’est certainement plus facile pour les Petrowski, Durocher et Martineau de ce monde d’utiliser la méthode de la corde à linge. Pour susciter de l’achalandage, pour susciter l’émotion profonde des gens, justifier leur salaire et pour certainement engranger des sous pour leurs patrons. Et j’imagine dans les deux cas qui nous occupent que visiblement les idées de chroniques manquaient. Ça doit pas être évident parfois d’être payé à gros salaire et de devoir pondre 3, 4, 5 chroniques par semaine ! D’ailleurs, pourquoi Petrowski s’intéresse aux salaires des animateurs de radio de Québec qui, en passant, sont sûrement moins bien payés que les grosses vedettes dans le marché de Montréal, marché oblige. Pourquoi Petrowski nous montre pas son talon de paie, elle qui nous a écrit une telle « coquille vide » ? Martineau, lui qui aime tant discuter des affaires islamiques, pourrait pas faire une recherche et nous expliquer de façon précise l’ensemble de la problématique dans le monde arabe tout en nous donnant son point de vue sur 3 ou 4 chroniques, ou peut-être plus même ? Il me semble que les lecteurs se feraient une meilleure tête et on éviterait de colporter toutes sortes de préjugés et de fausses idées.

Les bonnes idées ne manquent pas pourtant. L’actualité en fournit une tonne. Mais peut-être bien que d’informer et d’éduquer les gens seraient moins payant à court terme pour un journal que de susciter des discussions de corde à linge à travers les commentaires des lecteurs, « haters » et trolls qui envahissent les blogues et chroniques des journaux sur le web. Pourtant, plusieurs lecteurs fuient ces espaces, ces blogues et ces chroniques qui deviennent plus souvent qu’autrement des lieux d’insultes et de « tournages en rond ».

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