Blogueurs, journalistes et commentaires

Depuis quelques jours, Marie-Claude Ducas du Journal de Montréal s’intéresse à un dossier rarement commenté officiellement, les commentaires du public sur les réseaux sociaux, les blogues de journalistes et les nouvelles des médias web. Dans une série d’articles, la journaliste commente et rapporte les impressions de plusieurs journalistes et blogueurs sur la question des commentaires du public sur le web, dans l’espace consacré à ces derniers aux articles de blogues et de nouvelles des quotidiens. Mon opinion rejoint un peu celle de plusieurs journalistes et blogueurs interviewés dans la série d’article de Mme Ducas. Je trouve qu’il est rapidement facile de perdre le contrôle des commentaires dans un blogue ou surtout d’un forum de discussion. On y retrouve insultes envers l’auteur ou d’autres commentateurs et les commentaires intelligents sont rapidement occultés. Pour ce qui est du défunt forum Radio Monde, j’en avais plus qu’assez de jouer à la police avec certaines personnes qui donnaient dans l’insulte et les commentaires impertinents. C’était sans compter sur un ou deux autres forums qui rapportaient et commentaient ce qui se passait sur RM. Depuis que j’écris dans le présent blogue, un bon équilibre est atteint à ce niveau. Les gens peuvent commenter ici, sur Facebook ou sur Google +. Les gens qui commentent y vont de commentaires intelligents et pertinents.

Je vous mets ici des extraits de deux articles de Mme Ducas sur ce dossier qui portent à réflexion sur le droit d’opinion de « Jos Public ».

Mais en attendant, que commencez-vous par faire, cher Jos Public, en débarquant dans l’univers des médias, en commentant des articles, en publiant sur Facebook, ou même en démarrant votre propre blogue ? VOUS DÉFOULER ! Vous avez sur le cœur toutes ces décennies de frustrations face aux médias. Avec tellement peu de possibilités de vous exprimer. Toutes ces injustices, face auxquelles vous ne pouviez pas grand-chose. Tous ces reportages inexacts, ou biaisés, et même parfois truffés d’erreurs. Des erreurs trop rarement admises et corrigées par les médias d’ailleurs…  en tout cas pas avec l’ampleur que cela mériterait.

Face à tout cela, jusqu’ici, vous aviez peu de recours, sauf pour les cas d’erreurs vraiment graves. Et, surtout, peu de tribunes. Sauf, comme le soulignait Patrick, les lettres aux lecteurs et les lignes ouvertes. Et là, encore, cela passait par un filtre : dans le journal, le responsable du courrier aux lecteurs fait une sélection ; à la radio, le ou la recherchiste filtre les appels, et l’animateur\trice intervient, et contient les échanges. Mais avec internet, plus rien de tout ça.

En plus, les médias vous ont cordialement invités à débarquer chez eux, et vous ont jovialement et candidement donné la parole. Qu’est-ce que vous l’avez prise ! Quel party vous vous payez ! C’est un peu comme lors de cespartys dans une maison dont l’adresse se répand via Facebook ou Twitter, et qui se retrouve envahie par des inconnus, puis carrément saccagée. Alors, ne venez pas trop vous étonner maintenant de ce que, dans les médias et chez les journalistes, on n’ait plus trop envie de vous voir, et de vous entendre. C’est ce qui ressortait de ma chronique de dimanche dernier, alors que quelques journalistes se vidaient le coeur. Et c’est aussi ce que soulignait Patrick Lagacé dans sa chronique.

Voilà, cher Jos Public, ce que j’avais à dire aujourd’hui en ce qui vous concerne.

Article complet : http://www.journaldemontreal.com/2015/03/17/patrick-lagace-les-commentaires-les-journalistes–et-vous-jos-public

 

Je peux déjà dire que c’est quelque chose que j’ai été à même de constater ici, sur mon propre blogue: dès le début, je me suis assurée de répondre aux commentaires. Ce qui m’a valu, dès le départ, des réactions favorables de la part de lecteurs. « Pour une fois qu’on n’a pas l’impression d’avoir affaire à un robot », m’avait écrit un lecteur. Et, en répondant, j’ai d’ailleurs établi tout de suite les règles du jeu: le genre de commentaires et de débat que je favorisais, et ceux que, au contraire, je ne voudrais pas sur mon blogue. (D’ailleurs, au début, j’avais le contrôle sur l’approbation des commentaires. Mais, avec la nouvelle plateforme du Journal, je ne l’ai plus. Je dois dire que je trouve ça un peu dommage…) Et puis, au jour le jour, quand je réponds, je fais, si on peut dire, du renforcement positif. Je réponds aux commentaires qui apportent vraiment quelque chose au débat; je remercie leurs auteurs pour ça, et je leur donne mon point de vue sur leur opinion. Par contre, j’ignore ceux qui écrivent uniquement pour provoquer, insulter même, pour « ploguer » un agenda, ou pour pousser un sujet qui n’a pas vraiment rapport avec ce  que j’avais soulevé…

Mais, une fois qu’on a dit tout ça, il reste que, recevoir des commentaires à tout vent, est quelque chose de très éprouvant pour les blogueurs et les journalistes: on est souvent estomaqués par le manque de savoir-vivre élémentaire de bien des commentateurs, et par les insultes personnelles que certains se permettent carrément. « S’il fallait que je porte vraiment attention à tout ce qu’il y a dans les commentaires sur mes blogues et mes chroniques, je serais déprimée à longueur de journée », m’a dit Lise Ravary, à qui j’ai posé la question. « Et je sais que certains collègues ne vont même pas les voir. Pour se préserver, pour se protéger. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à se retrouvé exposé à des injures personnelles. Et, ce n’est pas juste au sujet de ce que tu as écrit: mais sur ton apparence, ton âge… tout y passe. Beaucoup préfèrent ne même pas consacrer de temps et d’énergie à ça, et ne pas risquer d’en être affectés. »

Article complet : http://www.journaldemontreal.com/2015/03/11/blogueurs-et-journalistes-les-commentaires-en-ligne-vous-affectent-ils

Publicités

Un commentaire sur « Blogueurs, journalistes et commentaires »

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s