Publicité sexiste du magazine Summum : une publicité idiote et des réactions féministes idiotes

1310915514147_ORIGINAL

La publicité controversée en question de Summum.

 

Je me suis mis à rigoler lorsque j’ai lu l’article suivant du Journal de Québec au sujet d’une « vieille » publicité du Magazine Summum :

Alors que plusieurs femmes s’insurgent dans les médias sociaux contre une publicité provocante du magazine Summum, des spécialistes des communications estiment que la revue a atteint son objectif: faire parler d’elle.

«Oui, on retouche nos photos, parce que vous voyez déjà assez de cellulite et de vergetures dans une journée…»

Bien qu’elle ait été publiée pour la première fois il y a six mois, cette phrase crée un véritable tollé depuis quelques jours sur le web.

Suite de l’article : http://www.journaldequebec.com/2014/06/01/pub-controversee-pour-summum?token=3ed2c116cf5557306fe9cfd0017389cd#.U4xiz3XGHbY.facebook

Ce qui m’a fait le plus rigoler dans cet article est la réaction de la co-initiatrice de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.

Même son de cloche du côté de la co-initiatrice de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.

«Ça n’a aucun bon sens qu’on montre encore des publicités comme ça en 2014», s’insurge Léa Clermont-Dion, en la qualifiant de «stupide, vulgaire et méprisante».

Cette dernière invite même à un boycottage général de Summum.

Ce n’est pas vraiment les qualificatifs qu’elle a employés envers la pub qui me dérangent mais plutôt l’invitation au boycott général de la revue. Connaissant la faible popularité des revues en général, je trouve loufoque l’invitation. La très grande majorité des gens achètent peu de revues quand ce n’est pas du tout. D’ailleurs, la très grande majorité des revues mourraient de leur belle mort si on arrêtait toute forme de subvention.  Vous comprendrez alors que je me suis esclaffé de rire en lisant la déclaration de Mme Léa Clermont-Dion. La majorité des lecteurs du magazine Summum ont déjà pris connaissance de la publicité controversée et ont continué de se procurer le magazine. Personne ne s’en est formalisé à ce moment-là. Il en aurait été étonnant d’ailleurs en considérant la raison principale des lecteurs d’acheter ce type de revue. Il a fallu six mois pour que quelqu’un tombe sur cette pub, par hasard (???), et crie au scandale. Donc, il s’agit très fort probablement de quelqu’un qui ne lit pas le Summum.  Il serait très étonnant aussi de percevoir un mouvement de boycott envers la revue car ceux et celles qui n’achètent pas la revue vont continuer de la sorte et que les fidèles lecteurs vont eux continuer de se le procurer. Il ne reste pas beaucoup de marge de manoeuvre pour un quelconque boycott.

La pub fait le tour des médias sociaux et on met ensuite des micros sous le nez des organisations féministes et des spécialistes des médias pour connaître leurs réactions. Je ne m’attendais pas à ce que les féministes applaudissent une pub sexiste idiote. Mais visiblement, Mme Léa Clermont-Dion a raté une occasion de réfléchir avant de parler.

Le seul mérite véritable de cette pub a été de faire parler d’elle, six mois après sa publication originale. Six mois !  Je ne suis pas un lecteur du magazine. Si personne n’avait fait les gorges chaudes au sujet de la pub six mois après sa publication, je n’aurais jamais su qu’elle existait. Et honnêtement, je ne suis pas étonné de ce genre de pub pour ce genre de magazine. Je ne suis pas attiré non plus par ce genre de pub donc, la publication ne s’adresse pas à moi. Je me pose cependant une question. Comment se fait-il qu’on ne fait pas les gorges chaudes par la même occasion au sujet de tous les Hustler et Playboy de ce monde ? Et pourquoi pas également le pendant féminin de Summum, Summum Girl ? Il faudrait dénoncer ces revues avant même de dénoncer leurs publicités, non ? Je pose la question mais je n’y crois pas. Pour toutes sortes de raisons, bonnes et mauvaises, ces revues existent parce qu’elles ont une clientèle. Le sexe fait vendre, et pas seulement dans ce genre de revue mais aussi dans les revues dites féminines, comme par exemple Elle Québec et Moi  et cie. Quand je vois les titres d’articles tels que « les jupes à porter cet été » avec des photos assez suggestives, je devrais dire sexy avec des femmes qui paraissent toujours bien, rarement des femmes concernées par la Charte de Mme Clermont-Dion, je me dis en somme que la différence entre Elle Québec et Summum n’est qu’une question de degré. Je n’ai vu ni entendu par contre aucune féministe déchirer sa blouse pour les articles du Elle Québec.

Je regarde la dérape de cette controverse et je me dis que les féministes et autres personnes de « bonnes moeurs » ont manqué une occasion de se taire car visiblement, les avantages de ce genre de brouhaha autour de la pub a apporté aux dirigeants de la revue beaucoup d’avantages que d’inconvénients.

Vous trouverez ci-dessous une autre publicité du magazine dans le même ton.

1558402_662374347142970_1158330856_n

Publicités

Un commentaire sur « Publicité sexiste du magazine Summum : une publicité idiote et des réactions féministes idiotes »

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s