Le journal Voir choque

VOIR EST DE PLUS EN PLUS TRASH

Voir semble adopter une ­attitude plus choquante ces derniers temps pour se tailler une place dans l’espace public, selon des experts.

«Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a du flou ­autour de l’image de Voir», commente Marie-Claude ­Ducas, journaliste et auteure spécialiée dans le domaine des communications.

Mme Ducas donne pour exemple la campagne d’aliments érotisés pour le Guide Resto Voir ou la mise en ligne récente de trouble.voir.ca une plate-forme web qui se veut humoristique. «Ça, c’est arrivé de nulle part», avance-t-elle.

«Ils ne donnent pas l’impression d’avoir réfléchi leur image», poursuit la journaliste qui ne comprend pas ce que Voir veut faire en se lançant dans la controverse.

«Le fait de choquer, c’est sans doute pour attirer ­l’attention, commente Gaétan Namouric, directeur de création pour l’agence de publicité Bleu Blanc Rouge. Mais sous un angle de marketing, ce n’est pas une bonne approche: ça a l’air désespéré.»

Selon lui, Voir devrait ­emprunter d’autres avenues s’il veut retrouver sa place d’antan.

Moins présent

Fondé en 1986 par Pierre Paquet, Voir a longtemps été la référence unique pour tout ce qui concerne la culture québécoise, mais, maintenant avec tout ce qui se fait sur le web, il se fond dans la masse des autres médias qui offrent le même genre de contenu, poursuit M. Namouric.

En plus de devoir faire face à la concurrence, Voir a aussi connu des moments ­difficiles. Avec la chute de ­revenus publicitaires, il a combattu une crise financière pendant cinq ans avant que sa parution passe de chaque semaine aux deux semaines cet été. Le journal est moins cité qu’avant dans les autres médias, poursuit Jean-François Dumas de chez ­Influence Communications. «Ça a pu guider Voir à avoir une approche plus populaire», dit-il.

Voir n’a pas voulu commenter.

Suite : http://www.journaldequebec.com/2013/11/19/voir-derange-avec-sa-nourriture-erotique

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